FullMetal Alchemist - À la recherche de la vérité

Les romanciers en herbe pourront nous faire partager leurs oeuvres littéraires !

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Meteoryk
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FullMetal Alchemist - À la recherche de la vérité

Messagepar Meteoryk » 15 nov. 2010 11:15

Dans les deux versions, il y a des passages qui sont plus ou moins bien expliqués dans l'une ou dans l'autre et en assemblant ces deux versions on se rend compte qu'elles concordent parfaitement.
En les mélangeants et modifiants quelques passages il aurait pu y avoir plus de 100 épisodes.
Donc j'ai assemblé la première série avec celle des Brotherhood pour faire une histoire plus longue et compréhensible, tout en restant le plus fidèle possible au manga.
Je vous laisse découvrir.
Il y aura au moins 60 chapitres je pense ( au minimum ).
Bonne lecture.








Prologue




Autrefois minuscule, Amestris s’est étendue grâce à son armée (manipulée par les Homoncules depuis le début pour parvenir à leur objectif), provoquant sans cesse de nouvelles guerres ou coups d’Etat pour annexer de petits pays et élargir ses frontières.
Une légende prétend que c’est un homme surnommé « le Sage de l’Est », venant de Xerxes dans le désert à l’Est du pays, qui aurait apporté l’alchimie en Amestris. Quoi qu’il en soit, l’alchimie est prépondérante dans ce pays, et est à la base faite pour venir en aide aux autres.
Mais cette science s’est révélée tellement pratique qu’elle est aujourd’hui utilisée à des fins militaires. Après un entretien et un examen très sélectif, il est possible d’entrer dans le corps des alchimistes d’Etat de l’armée. Ces alchimistes d’Etat, se distinguant alors par le port d’une montre en argent, sont essentiellement utilisés comme des armes d’une très grande efficacité pendant les guerres.
Du fait que l’alchimie se retrouve utilisée à des fins militaires alors qu’elle devrait être au service direct du peuple, les alchimistes d’Etat sont généralement très impopulaires, on les accuse de s’être vendus à l’armée en l’échange de quelques privilèges.
Dans le pays d’Amestris, l’armée gouverne, pouvoirs politique et militaire sont mélangés. Ainsi, l’actuel président King Bradley est également le généralissime chargé de contrôler l’armée.
Que ce soit aux frontières, dans des QG aux quatre coins du pays, ou simplement comme représentant de l’ordre public, l’armée est absolument partout. Ainsi, la politique du pays ressemble plus à une dictature militaire qu’à autre chose. A ce titre, des militaires (plus ou moins corrompus) sont à la tête de toutes les grandes villes du pays.
Etant le garant de la sécurité nationale, personne n’ose trop critiquer l’armée. Le moindre soulèvement est par-là même immédiatement écrasé.
Mais d’un côté, heureusement que le pays d’Amestris est très développé militairement et peut assurer facilement la défense de son territoire, étant donné qu’il est en conflit avec tous les pays qui lui sont frontaliers.
Central City est la capitale d’Amestris. Très développée, c’est ici que le plus grand QG se tient et à partir duquel gouverne King Bradley. On y trouve également une immense bibliothèque uniquement accessible aux alchimistes d’Etat, ainsi que des laboratoires de recherche.
Il existe quatre autres villes « principales » : North City, East City, South City, et West City. En clair, chaque point cardinal présente un grand QG de l’armée, qui contrôle ainsi plus facilement le pays et peut intervenir plus rapidement en cas de conflit. En opposition à la puissance de ces cinq villes, le reste du pays est beaucoup moins développé : on y trouve au mieux de petites villes, sinon des campagnes ou des cités minières entrecoupées de zones inhabitées.
Un immense réseau ferré s’est développé, permettant d’aller rapidement d’un bout à l’autre du pays. Bien sûr, cette multitude de voies ferrées profite aussi bien aux citoyens qu’à l’armée, qui s’en sert dans le même souci d’une intervention rapide pour régler les problèmes en cas de guerre ou d’insurrection.
La dominance de l’alchimie n’a pas empêché la mise en marche de progrès techniques : trains, voitures, … Néanmoins, ces progrès sont surtout à l’usage de l’armée et de grandes villes comme Central City. Mis à part l’immense réseau ferré du pays, le mode de vie en périphérie est beaucoup plus archaïque : on rencontre rarement des voitures, chacun vis très simplement des ressources naturelles disponibles sur place. Seul domaine technique semblant s’être ouvert au public ; la fabrication d’auto-mails, qu’on trouve même dans des campagnes comme Resembool.










Chapitre 1
MAMAN






Le petit village de Resembool se trouvait au sud-est du pays d’Amestris. Situé au milieu de la campagne les habitants menaient un train de vie plus paisible qu’en ville.
Dans la maison des Rockbell, le jeune Edward et son frère Alphonse traçaient un cercle de transmutation à l’aide d’une craie blanche, sur le sol du salon.
- Qu’est-ce que vous faites? Demanda Winry, leur voisine chez qui ils étaient allés jouer. Vous avez bientôt fini? Je m’ennuie, moi?
- Encore une minute Winry, répondit Alphonse.
- Ça y est, c’est bon! Conclut Edward. Qu’est-ce que tu en dis Winry?
- C’est bizarre comme cadeau.
- Mais non, ce n’est pas ça le cadeau. Ce n’est juste que le début.
Ils posèrent du sable au centre du cercle alchimique et posèrent leurs mains sur les extrémités. De la lumière apparut ainsi que de petits éclairs et le sable commençait à bouger. Il prenait forme.
Winry cria et se mit à pleurer. Une poupée venait d’être transmutée.

C’était la toute première fois que nous essayons l’alchimie.

- Ils ne voulaient pas te faire peur Winry, dit monsieur Rockwell. Ils se sont donnés beaucoup de mal.
- C’est vrai, approuva madame Rockwell pour rassurer sa fille, Edward et Alphonse essayaient simplement de te faire un joli cadeau. Ils voulaient te faire plaisir.
- Je suis désolée, c’était une maladresse de leur part, s’excusa Trisha Elric. La mère des deux frères.
- J’appellerais plutôt ça une belle réussite, les élèves les plus doués abandonnent souvent au moment du passage à la pratique. Mais tes enfants n’ont pas reculés et leurs débuts sont assez impressionnant regarde!
Mamie Pinako brandit la poupée devant les yeux de madame Elric.
- Je sais que c’est étonnant, et pourtant ils sont censés tout ignorer de l’alchimie.
- Oui, enfin… Ils savent de qui tenir quand même.

Sur le chemin du retour à la maison madame Elric voulut en savoir plus sur la manière dont ses enfants avaient appris l’alchimie.
- Allez, fini les cachoteries. C’est papa qui vous a apprit l’alchimie?
- Comment est-ce qu’il aurait fait, puisqu’il n’est jamais là? Demanda Edward.
- On a apprit dans un de ses livres, avoua Alphonse.
- Vous avez vraiment réussi à tout comprendre tout seul?
- Bien sur, enfin plus ou moins. Maman es-tu en colère contre nous? Questionna Edward.
- Parce que vous avez utilisé l’alchimie? Mais non, au contraire mes enfants, je suis très fière.
Les visages des deux jeunes garçons s’illuminèrent.

Le lendemain.
- D’accord, je vous permet d’aller dans le bureau de papa, mais je ne veux pas que vous mettiez tout sens dessus, dessous. Promettez-moi d’être très soigneux avec les livres.
- Oui, c’est promis! Répondirent-ils en chœur en entrant tout content dans le bureau de leur père.

Papa était partit depuis bien longtemps, nous étions encore tout petits. Maman attendais son retour chaque jour, mais la vie continuait. Nous avions commencé à étudier l’alchimie dans les traces de papa. Nous savions que ça faisait plaisir à maman. Plus elle nous encourageaient, plus nous rivalisions d’ardeur. Nous étions totalement absorbés par cette science qui nous donnait l’impression d’être des magiciens.

- Maman! Maman!
- Regarde!
Les deux garçons accoururent vers leur mère qui étendait le linge dans la cour.
- Le super cheval, c’est Ed qui l’a fait. Ma vache elle n’est pas encore aussi bien.
- Oh, si! Ils sont magnifiques tous les deux, dit leur mère ravie. Vous êtes bien les dignes fils de votre père.
Elle prit les deux œuvres d’art de ses fils dans ses mains et les contempla.
- Tu crois que papa sera content lui aussi? Demanda Alphonse.
Madame Elric ne répondit pas tout de suite. Cela faisait de longues années que son mari avait quitté le foyer conjugal sans donner de nouvelles.
- Oui, dès qu’il rentrera, il vous le dira.
- Je vais chez Winry!
- Ed! attends-moi! Lança Alphonse qui se mit à la poursuite de son grand frère.
- Ed, pourquoi tu te fâches chaque fois que l’on parle de papa?
- À ton avis? C’est évident non? Il nous a bien laissé tomber. Ce n’est pas que je le déteste, je ne me souviens plus assez bien de lu pour ça… Mais je vois que maman est triste à chaque fois qu’elle pense à lui.
- Oui, c’est vrai, répondit Alphonse en baissant la tête.
- Allez viens, on va montrer nos chefs d’œuvres à Winry.

Lorsqu’ils entrèrent dans la demeure des Rockbell, ils virent mamie Pinako qui regardait par la fenêtre et Winry qui pleurait assise devant la table de la salle à manger.
- Mais… Comment ça, ils sont morts? Demanda impoliment Alphonse.
- Ne pose pas de questions idiotes. Mon père et ma mère sont morts. C’est clair non?!
- Mais je croyais qu’ils étaient docteurs? Insista Edward qui ne comprenait pas.
- C’est vrai, ils sont partis à la guerre comme chirurgiens et sont tombés dans une embuscade.
Elle pleura de plus belle.
- Tu sais Winry, notre papa aussi il est parti et on s’en sort quand même, tenta de la réconforter Alphonse.
Il posa sa petite vache en bois sur la table.
- Tais-toi, espèce d’idiot! Coupa Winry en balayant l’objet d’un revers de la main qui tomba par terre. Ton père est juste partit, mes parents sont morts, ils ne reviendront jamais.
- Ce n’est pas forcément vrai, dit Edward en se baissant pour ramasser le jouet. J’ai lu quelque part, qu’il y a un moyen de créer un être artificiel appelé homoncules. C’est un peu comme une poupée vivante, mais qui n’a pas d’âme. Pourtant certains alchimistes pensent que si on est prêt à donner…
- Tais-toi! Gronda mamie Pinako. Je ne veux pas de ça, dans cette maison. Tu m’a bien compris? C’est une science interdite. L’alchimie n’est pas une réponse à tout. C’est pour ça qu’on existe, nous, les ingénieurs en bionique.

De retour sur le chemin menant à la maison…
- Pauvre Winry, c’est horrible ce qui lui arrive.
Edward aperçut sa mère dans le jardin. Des larmes lui montèrent aux yeux et il se mit à courir à toute allure pour se jeter dans ses bras. Alphonse fit de même.
- Mais qu’et-ce qui vous prend tous les deux? Qu’y a-t-il de si terrible pour vous mettre dans cet état? Allons racontez-moi.

Quelques mois plus tard, alors qu’Edward et Alphonse rentraient du marché, ils découvrirent leur mère inconsciente, allongée par terre.
- Je ne peux pas me prononcer pour le moment. Son état est grave, il faut attendre. Selon moi, elle souffre en silence depuis des années, expliqua le docteur à mamie Pinako.
Madame Elric était allongée dans son lit. Ses enfants étaient à son chevet.
- Sur chacune de ses lettres, il y a une adresse. Nous allons envoyer un courrier à chacune en expliquant ce qui se passe, confia Edward à son frère qui tenait les quelques lettres de son père dans ses mains.
- Tu as raison. Il y aura bien quelqu’un qui saura où il est et qui pourra lui dire de rentrer, approuva Alphonse.
- Je n’ai aucune envie de le voir débarquer ici, mais il faut que nous essayons pour maman.
- Mes chers petit, votre père nous avait laissé de l’argent en partant. Je n’y ai jamais touché, je le garde pour vous, alors utilisez-le et prenez soin l’un de l’autre.
- Mais non maman, on le dépensera ensemble.
- Edward, peux-tu transmuter quelque chose pour maman? Ça me ferait très plaisir. Une petite couronne de fleurs des champs. Tu veux bien faire ça pour moi? Ton père m’en faisait tout le temps avant qu’il ne s’en aille si loin…

Ces dernières paroles ont éclairées le passé d’un jour nouveau. Si maman était tellement contente de nous voir pratiquer l’alchimie, c’est parce que nous lui rappelions papa.

- Ed j’ai faim et j’ai froid comment va-ton vivre sans elle?
Les deux orphelins se tenaient devant la tombe de leur mère. Le soleil était en train de se coucher. Des fleurs étaient posés sur le pierre de la sépulture.
- On ne vivra pas sans elle. Ne t’inquiètes pas. Parce que nous allons la ramener.

Les enfants avaient souhaité vivre seuls dans la maison de leur parent, mais mamie Pinako avait insisté pour qu’ils aillent prendre tous leurs repas, chaque jour sans exception chez elle.

- Regarde c’est écrit là dans ces notes. Je ne comprends pas tout, mais ça parle de transmutation humaine. Il suffirait de pouvoir tout déchiffrer.
- Mais mamie Pinako dit que l’alchimie humaine est interdite, annonça Alphonse. Et ce livre dit la même chose.
- On s’en fiche, si grâce à la science on pouvait ramener des gens à la vie le monde s’en porterait mieux, non? Ça fait des siècles que les alchimistes essaient de le faire sans réussir, alors ils ont décrétés que c’était interdit, histoire de camoufler leurs échecs perpétuels.
- Mais… On ne devrait pas demander d’abord à papa?
- Papa? Tu rigoles? C’est de sa faute si maman est morte. C’est à force de l’attendre qu’elle est tombée malade. On ne va pas faire pareil. C’est un nul, il a tout raté de A à Z. Mais je te garantis que nous allons réussir. Il le faut. Oui, il le faut.

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Messagepar Meteoryk » 17 nov. 2010 23:48

Chapitre 2
Un est tout, et tout n’est qu’un






- Je crois que l’on avancerait plus vite si nous étudions la composition du corps humain avoua Edward.
- Vous n’êtes pas marrant. Qu’est-ce que vous trafiquez tout le temps? Demanda Winry, alors qu’ils se dépêchaient de rentrer pour ne pas être mouillés.
La pluie ne cessait de tomber sur les alentours de Resembool depuis plusieurs jours.
- C’est un secret. Ce n’est pas tes oignons Winry.
- Mais vous faites tout le temps des cachoteries! Soyez à l’heure, il y a du ragout pour ce soir!
- Oui, oui répondirent Alphonse et Edward qui remontaient le sentier qui menait à leur maison.
- Le type qui a inventé le ragout est un génie, avoua Edward.
- Mais qu’est-ce que tu racontes? Rigola Alphonse.
- Prends l’exemple de la soupe de légumes, celui qui a rajouté du lait dedans a eu une idée lumineuse. Et pour être un bon scientifique, il faut être capable d’avoir des idées originales comme ça.
- Tu sais, à tout étudier par nous-mêmes on ne s’en sortira jamais. Avec le peu que nous savons, on patauge et on avance pas.
- Oui, soupira Edward.
- À ton avis, qu’est-ce qu’il nous manque pour comprendre la transmutation humaine?
- Et puis d’abord, pourquoi la transmutation humaine est-elle interdite?
- Peut-être parce que c’est tellement difficile et dangereux que personne n’a jamais réussi. Tiens ça ma fait penser, tu te souviens de ce pays détruit en une nuit?
- Tu parles de cette sombre histoire de pierre philosophale dans le pays de l’est?
- Oui c’est ça. Ils ont essayé de créer un être humain parfait et ils se sont retrouvés dans une catastrophe totale.
- En effet, je me souviens. Mais ce n’est qu’un légende non? Ah!
- Quoi?
- Il a fait des annotations.
Le livre que Edward tenait dans ses mains avait été corrigé sur certains passage par leur père.
- Si on arrivait à déchiffrer tout ça…
- Mais… Regarde, il y a aussi marqué que la transmutation humaine est strictement interdite.
- Al, nous avons déjà pris notre décision. Nous allons ramener maman à la vie.

Quelques heures plus tard, alors qu’ils se trouvaient chez mamie Pinako pour le repas du soir, la pluie tombait plus soutenue. Les éclairs et le tonnerre se faisaient de plus en plus violents. L’électricité se coupait de temps en temps.
- Il faut espérer que la rivière ne débordera pas, dit mamie Pinako. Où vous allez tous les deux? Revenez!
- On va les aider.
Les deux garçons enfilèrent un imperméable et sortirent sous l’orage.

Les habitants du village montaient des murs de sacs de sables le long des berges de la rivière qui risquait de déborder à tout moment.
- Ça ne tiens pas! Cria un homme. Amenez d’autres sacs de sables par ici! Qu’est-ce que vous fichez là! Filez, c’est dangereux! Aboya-t-il à l’adresse des frères Elric qui se tenait un peu plus loin face à la rivière.
Un feuille sur laquelle était dessiné un cercle de transmutation était posé devant eux.
Ils posèrent leurs mains sur le papier et un petit mur en terre apparut, mais il fut aussitôt détruit par la puissance de l’eau.
- Ed, regarde!
Une femme se tenait devant eux. Elle avait les cheveux noirs coiffés en dreadlocks et leur faisait face. Un homme immense et très musclé avec une grosse barbe l’accompagnait.
- C‘est dangereux ici, veuillez vous écarter, dit-elle en s’adressant aux deux frères.
Elle frappa ses deux mains l’une contre l’autre puis se baissa pour les poser sur le sol. Des éclairs apparurent et un immense mur de terre, de plusieurs mètres de hauteur immergea du sol pour former une fortification infranchissable pour les vagues de la rivière.
- Ça alors… Et sans cercle en plus, remarqua Edward abasourdi. Elle a transmuté un mur entier en un clin d’œil.
- Bon, je pense que ça tiendra un petit moment, dit-elle en se relevant.
- Je n’ai jamais vu un truc pareil, dit un villageois. Mais qui êtes vous au juste?
- Une simple femme au foyer qui passait par là.
Elle cracha du sang et s’évanouit.
L’homme qui l’accompagnait la rattrapa avant qu’elle ne heurte le sol.
Les villageois étaient paniqués.
- Amenez-là à l’hopital!
- Trouvez un médecin!
- Tenez bon!

Le lendemain, à l’hôpital, les villageois qui avaient assisté à la scène de la veille étaient venus prendre des nouvelles de la femme qui avait sauvé le village.
- Vous nous avez tiré d’un sacré pétrin, vous êtes l’héroïne de Resembool, affirma un homme.
- Pardon, laissez-nous passez s’il vous plait!
- Excusez-nous!
Edward et Alphonse se frayèrent un passage au milieu des adultes pour rejoindre la femme qui était assise sur son lit.
- Bonjour vénérable alchimiste, commença Edward.
- Vénérable? Tu me traites de vieilles morveux?
- Pardon, nous sommes désolés.
Ils se mirent à genoux.
- En fait, nous voudrions devenir vos élèves, madame l’alchimiste.
- Mes élèves? Répéta-t-elle dubitative.
- Vous voyez, mon frère et moi connaissons un petit peu l’alchimie, expliqua Alphonse.
- Mais nous voulons devenir de meilleurs alchimistes. S’il vous plait.
- Non.
- Mais pourquoi non?
- Parce que je ne prends jamais d’élève. J’ai une boutique à faire tourner et il faut que je rentre de l’argent.
- On vous en supplie madame. Allez dites, oui!
- Quand je dis non, c’est non. Et puis d’abord, pourquoi êtes vous autant obnubilés par l’alchimie vous deux?
- Nous voulons pouvoir aider les gens, tenta Edward.
- Vous avez la permission de vos parents?
- C’est-à-dire que…
- Ces deux charmants bambins ont perdu leurs parents, répondit mamie Pinako à leur place. Alors c’est moi, leur voisine, qui m’occupe d’eux pour le moment.
- Je ma fais toujours avoir, je suis trop sensible, avoua la femme après un long moment de réflexion. Un mois d’essai. Vous serire d’accord pour me es confier pendant un mois? Ça me permettra de les tester pour voir s’ils sont dignes d’apprendre l’alchimie et aussi pour voir s’ils ont les capacités requises.
- Et si vous décidez qu’ils ne les ont pas?
- Alors dans ce cas je vous les renverrai immédiatement.
- Que se passera-t-il si nous réussissons le mois d’essai? Questionna Alphonse.
- Si vous réussissez, je vous formerai pour de bon.

Le lendemain matin à la gare, Edward et Alphonse étaient penchés par-dessus la vitre.
- Ne comptez pas nous revoir avant au moins un mois, lança Edward avec un grand sourire à mamie Pinako.
- Je n’en attends pas moins de vous.
Le train s’éloigna lentement de la gare.
- On va devenir de vrais alchimistes.
- On va se cartonner comme des fous.
- Al, je te parie qu’ils ont un laboratoire de folie.
- Tu crois qu’on pourra lire plein de bouquins?
- Oui, bien sur. C’est ça l’apprentissage frangin.
Alphonse de tourna vers son maitre.
- Professeur, vous avez réussi une transmutation sans cercle l’autre soir, n’est-ce pas?
- Oui.
- Mais alors professeur, est-ce que ça veut dire que vous êtes alchimiste d’état?
- Ne me compare plus jamais à ces larbins de l’armée qui ne tuent parce qu’on leur ordonne, enragea-t-elle.
Les deux garçons étaient terrorisés.

À leur arrivée à Dublith, leur maitre les emmena sur une île pour qu’ils débutent leur formation.
- Vous allez devoir survivre seul sur cette île. C’est votre formation préparatoire. Si vous réussissez, nous passerons à l’entrainement. Attention, l’alchimie est interdite pendant toute la durée de l’exercice. Un est tout et tout et tout n’est qu’un. Vous disposez d’un mois pour résoudre cette énigme. Si passé ce délai vous n’avez pas la solution je serai obligée de vous renvoyer à Resembool.
Elle leur donna une épée et son mari rama pour éloigner la barque de l’île.
Les deux garçons la regardèrent interloqués.
- À ton avis, ils vont réussir à se débrouiller? Demanda Sig Curtis à sa femme Izumi.
- Il n’y a pas de meilleur apprentissage que l’expérience. J’ai passé un mois sur cette île, il n’y a rien de tel pour éduquer ses garçons sur les bases de l’alchimie. S’ils n’en tirent pas de leçon, c’est qu’ils n’ont aucun talent et ils n’auront pas d’autre choix que d’abandonner.
- Je crois que je me suis mal exprimé… C’est pour leur vie surtout que je m’inquiétais.
- Je ne vois vraiment pas pourquoi tu te tracasses? Au cours de mon entrainement j’étais toute seule dans les montagnes du nord.
- Ça a peut-être été facile pour toi, mais pour eux…
- Une chose est sure, ils ne mourront pas de faim. Cette île regorge de nourriture.

À la nuit tombée les deux frères mesuraient l’étendue de la difficulté qu’ils avaient pour se nourrir.
- Al, je commence à sentir la faim.
- Je donnerai n’importe quoi pour dormir dans un vrai lit.
Ils s’étaient fabriqués une paillasse avec des feuilles pour ne pas dormir sur à même le sol. Ils pouvaient entendre les animaux sauvages qui gambadaient ou qui chassaient.
- J’ai tellement faim que je mangerai n’importe quoi.
Le lendemain matin, les deux garçons s’étaient réveillés de bonne heure et avaient fabriqué un piège, dans l’espoir d’attraper quelque chose à se mettre sous la dent.
- On en tient un! S’écria Edward tout excité qui avait vu a corde se tendre.
Un petit lapin était accroché à une corde, la tête en bas.
- Comment fait-on pour le manger?
- On l’égorge.
Il sorti son couteau de sa poche.
- On l’égorge? Répéta Alphonse traumatisé.
Edward arrêta son geste et tendit le couteau à son petit frère.
- Tiens, je te laisse faire.
- Non occupe toit de le tuer, je préfère.
- Je l’ai attrapé, c’est déjà bien non?
- Non, arrête, c’est toujours moi qui fait le sale boulot.
Pendant ce temps, le lapin avait mangé la corde et s’était échappé, mais ils n’avait pu aller bien loin. Un renard le tenait dans sa gueule et l’emporta.
Ils suivirent l’animal. Leur repas était en train de s’échapper. Le renard s’arrêta devant son terrier et posa le lapin mort devant. Deux petits renardeaux sortirent pour se nourrir.
- Oublie la viande, nous allons nous rattraper sur le poisson.
- Mais comment allons-nous faire pour pêcher si nous n’avons ni canne, ni hameçon? On a rien, pas de nourriture à se mettre sous la dent, pas de quoi se réchauffer.
- Al, arrête de parler comme ça, râla Edward.
Le matin du sixième jour, Alphonse se réveilla, la faim le tenaillait.
Son frère était allongé par terre et regardait passer des colonnes de fourmis.
Il en prit quelques-unes et les mit dans sa bouche.
- Ça va frangin?
- Beurk, c’est amer. Mais oui, je suis bel et bien vivant. Je le suis parce que j’ai mangé des fourmis. Je suis vivant car je me nourris de vies. Je suis vivant. On ne va pas mourir Al compris?
Ils s’essayèrent à la chasse et à la pêche en y mettant toute leur volonté. Le soir ils purent enfin manger leur premier vrai repas depuis près d’une semaine.
Les jours se succédaient et le rythme de vie qu’ils menait sur l’île s’était amélioré au fil des jours. Désormais, ils étaient capables de faire du feu, ils s’étaient fabriqués un abris à l’aide de branches et de feuilles et mangeaient tous les jours à leur faim.
- Demain, cela fera un moi que nous sommes là.
- Au fait frangin, la fameuse énigme? Un est tout et tout n’est qu’un. Tu l’a résolue? Questionna Alphonse. J’ai beau retourner cette phrase dans tous les sens, je n’ai qu’une vague idée de ce que cela peut bien vouloir dire.
- Je n’en ai pas vraiment le certitude, mais tu te souviens au début lorsque j’étais tellement épuisé que j’ai mangé des fourmis?
- Tu les avaient vraiment avalées alors?
- Je ne faisais pas semblant et ce n’était pas bon du tout. C’est à ce moment qu’il m’est venu une pensée. Et si j’étais mort pour ne pas avoir mangé ces insectes, c’est moi qui leur aurait servi de repas. Je serais ensuite retourné à la terre pour devenir de l’herbe que les lapins auraient mangé à leur tour.
- En clair, il s’agit de la chaine alimentaire, dit Alphonse qui commençait à comprendre là où voulait en venir son frère.
- Oui, mais ce n’est pas tout. Qui sait, si par exemple à l’époque cette île ne reposait pas au fond de la mer? Ou bien si dans dix mille ans, elle ne sera pas le point culminant d’une chaine de montagnes?
- Si je comprend bien, tu veux dire que tout est lié?
- Chaque objet, chaque être animé fait parti d’un grand flux que nous ne pouvons voir. J’ignore si l’on doit appeler ça le monde ou encore l’univers, mais rapporté à l’immensité de la choses, nous ne sommes ni plus ni moins que des fourmis. Toi et moi nous ne sommes qu’une petite partie de cet énorme flux. Un modeste grain de sable à l’échelle de l’univers. Sauf que si on y réfléchis, ce fameux tout n’est rien d’autre que la somme de ces multitudes d’idées. Le cycle de ce monde est régit par des lois qui nous dépassent. Tout est lié. Ce flux, la décomposition, la création…
- Bref, tout ça c’est l’alchimie.
- Exactement, mais c’est aussi et surtout la vie.
- En fait… La base de l’alchimie, la décomposition et la création c’est à peu près comme la chaine alimentaire?
- Exact. Par exemple si tu manges un lapin, tu décompose sa chair pour ensuite la recréer comme partie de ton corps. C’est valable pour tout car de la même façon cela permet de restructurer l’air que l’on a ingéré. Ce que je veux dire, c’est que l’alchimie c’est la vie elle-même.

Le matin du trentième jour, Izumi, leur maitre, et son mari, retournèrent sur l’île.
- Le jour est venu, alors qu’elle est la solution de l’énigme? Un est tout et tout n’est qu’un?
- Tout, c’est le monde, commença Alphonse.
- Et un, c’est moi, acheva Edward.
- C’est très bien, maintenant place à l’entrainement.

Durant les jours qui suivirent les garçons étudièrent l’alchimie et les arts martiaux avec passion et conviction.
- Le cercle est la base de la transmutation. Il a pour but de marquer le flux d’énergie et il suffit d’y inclure des formules cycliques pour disposer d’une puissance phénoménale. Maintenant nous allons mettre tout ça en pratique. En attendant que le repas soit prêt, révise ce que vous venez d’apprendre.
- Donc le cercle a pour but de marquer le flux d’énergie, il suffit que l’on y inscrive des formules cycliques pour disposer d’une puissance phénoménale, répéta Alphonse. Il y a quelque chose qui m’échappe maitre. Vous joignez bien les mains pour transmuter et pourtant je ne vous ai pas vu tracer le moindre cercle.
- C’est tout simplement parce ce que je suis moi-même la formule.
- Ah bon? Comment est-ce possible? Questionna Edward.
- Cela devient réalisable, dès lors que l’on atteint la vérité.

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Messagepar Meteoryk » 23 déc. 2010 13:44

Bonjour à vous chères lectrices et chers lecteurs.
Avant de poster un nouveau chapitre je voudrai savoir si vous avez aimé les deux premiers, car comme il y peu de visites, est-ce que les quelques fans souhaitent que l'aventure continue sur le net?
Dans une semaine je ferai une moyenne, s'il y a plus de non que de oui alors l'aventure s'arrêtera ici pour vous (mais je compte bien la continuer)...
Bonne lecture!






Chapitre 3
LE PREMIER JOUR







L’alchimie est la science qui permet de comprendre, de décomposer et de recomposer la matière. Mais l’alchimie ne peut pas tout. Il lui est impossible de créer à partir du néant. Pour chaque chose reçue, il faut en abandonner une autre de même valeur. En alchimie, c’est la loi fondamentale de l’échange équivalent. La transmutation humaine constitue son tabou absolu. Nul ne peut enfreindre cet interdit.

Nous avons commencé à travailler sérieusement notre projet. Ressusciter notre mère d’entre les morts. Nous avons perfectionné notre technique à l’aide d’un professeur. Cela nous a prit des années. Nous voulions tellement revoir son sourire et avoir la possibilité d’être à nouveau réunis que nous ne faisions que penser à notre objectif.

- Eau, trente cinq litres. Carbone, vingt kilos. Ammoniac, quatre litres. Chaux, un kilo cinq. Phosphore, huit cent grammes. Sel, deux cent cinquante grammes. Salpêtre, cent grammes. Sulfure, quatre vingt grammes. Fluor, sept grammes et demi. Fer, cinq grammes et silicium, trois grammes. Nous pouvons passer à la formule de structure. Voilà qui fournira des renseignements sur son âme.
Ils tracèrent un cercle de transmutation humaine dans le sol et versèrent un peu de leur sang, sur les éléments chimiques qu’ils avaient placés en son centre.
- Tu es prêt Al?
- Oui.
Ils activèrent la puissance du cercle et des éclairs apparurent, ainsi qu’un voile noir qui commençait à les entourer.
- Ed, il y a quelque chose qui cloche.
Un œil apparut au centre du cercle.
Le bras d’Alphonse se décomposa
- Al! Non! C’est pas vrai!
La jambe gauche d’Edward était retenue par des longs bras noirs qui le tiraient vers l’œil.
- Ed! Criait Alphonse qui fut totalement aspiré par l’œil, entrainé par les bras noirs.
Edward se retrouva devant une grande porte en fer forgée, au milieu d’une grande pièce blanche sans murs.
- Al? Mais qu’est-ce que j’étais en train de faire?
- Ed! Dit une voix dans son dos.
Il se tourna et vit une forme humaine blanche, aux contour noirs, qui était assis en tailleur.
- Mais qui êtes-vous?
- C’est une excellente question. Je suis celui que tu appelles le monde. Ou bien, l’univers, ou bien Dieu, ou bien la vérité, ou bien tout, ou bien un. Mais je suis aussi toi. Bienvenue à toi petit imbécile qui se prend pour Dieu. Je vais te montrer l’ultime vérité.
La porte s’ouvrit et les bras noirs l’attrapèrent à nouveau pour l’entrainer à l’intérieur.
Il tombait et des images défilaient devant ses yeux. C’était comme si on lui balançait un maximum d’information.
- Arrête! Hurla-t-il ma tête va finir par exploser! Je me décompose! Non! Arrêtez ça!
Edward avait l’impression que sa tête allait s’ouvrir en deux et puis d’un coup il comprit ce qu’était la vérité.
Il se retrouva de nouveau devant la porte qui s’était refermée.
- C’était comment?
- Je vois, ma théorie sur la transmutation humaine n’était pas fausse, elle était seulement incomplète. La réponse que je cherche est ici. Il faut que je persévère dans cette voix, que je découvre la vérité ultime sur la transmutation. Je t’en supplie, remontre-moi.
- C’est impossible, c’est tout ce que tu peux voir en échange de ton tribut.
- Mais quel tribut?
- Eh, bien… Ton tribut.
Sa jambe gauche se décomposa, du pied jusqu’au genoux, sous les cris de détresse du jeune garçon.
- L’échange équivalent tu connais ça non? Monsieur l’alchimiste.
Edward se retrouva ensuite dans la grange de leur maison, le cercle brillait toujours.
- Je refuse d’accepter ça!
Il hurlait de douleur, et de rage.
- Ce n’était pas censé arriver! C’est pas vrai, ils me l’ont prit! À l’aide! Quelqu’un, aidez moi! Maman! Maman!
Il leva les yeux vers le centre du cercle de transmutation. Ce qu’il vit n’avait rien d’humain. Une créature hybride agonisait. Les entrailles sortaient de son ventre, sa tête était à l’envers, elle respirait d’un souffle rauque. Ce n’était pas sa mère. Ils avaient créé une chose qui n’était pas leur mère et qui mourut au bout de quelques secondes.
- Non, c’est pas juste. Nous n’avons jamais voulu ça! Alphonse! C’est ma faute!
Il rampa vers une armure en fer qui se trouvait à quelques mètres de lui et le renversa. Le casque roula sur le sol. Il traça un sceau avec son sang à l’intérieur de l’armure pour permettre d’y raccrocher l’âme de son frère.
- Rendez-le moi, c’est mon frère! Prenez ma jambe, prenez mon bras, mais rendez-moi mon frère! C’est la seule famille qui me reste!
Il frappa ses mains l’une contre l’autre et un éclair blanc apparut.
L’armure bougea et se releva. La voix d’Alphonse se fit entendre provenant de l’intérieur.
- Qu’est-ce que c’est? Se demanda-t-il.
- C’est ma faute, dit Edward. Je suis désolé.
- Ed, mais qu’est-ce qui t’es arrivé? Et à moi? Mais qu’est-ce qui m’est arrivé?
- Tu disparaissais dans la transmutation, j’ai tenté de te rattraper et mon bras droit a été happé avec ton corps. J’ai juste eu le temps d’attacher ton âme à l’armure qui était là.
- Oh, Ed… Et maman? Qu’est-elle devenue?
- Ne regarde pas, ça n’a rien d’humain.
- Qu’est-ce qui s’est passé? Les équations, la formule, tout avait l’air juste pourtant.
- Le problème ne venait pas des équations, ni de la formule. Le problème c’était nous….
Il perdit connaissance.

Alphonse emporta son frère inconscient chez les Rockbell.
Il fit irruption dans son armure, qui était son nouveau corps. Il tenait son frère dans ses bras, à qui il manquait un bras et une jambe. Il perdait énormément de sang.
- Je vous en prie! Aidez-le! Il se vide de son sang!
- Al? C’est bien toi? Demanda Winry qui avait du mal à comprendre.
Ils pansèrent Edward et l’allongèrent sur un lit.
- Mais comment est-ce arrivé? Nous ne savions même pas que vous étiez rentrés? S’indigna Winry.
- Qu’elle question? Malgré l’interdiction ils ont quand même essayé de ramener leur mère. Je me trompes? Demanda mamie Pinako.

Quelques jours plus tard, dans la maison des frères Elric, un homme jeune aux cheveux noirs, le Lieutenant-colonel Roy Mustang et une femme au cheveux blonds attachés, le Lieutenant Riza Hawkeye contemplaient le cercle de transmutation et l’énorme tache de sang qui maculait le sol.
- Aucune trace d’eux. Qu’est-ce que c’est? Questionna Hawkeye.
- Où est-ce qu’ils sont? Trouvez les frères Elric! Trouvez-les!
Ils se dirigèrent vers la maison des Rockbell et firent irruption sans y être invité.
- Hé, une petite minute, qu’est-ce que ‘armée vient faire ici? Demanda mamie Pinako qui ne comprenait pas la raison d’une telle visite.
Roy Mustag se dirigea vers Edward qui était assis dans un fauteuil. Alphonse se tenait près de lui.
- Qu’est-ce que vous avez fait? Vous avez créé quelque chose?
Ce fut Alphonse qui répondit à la place de son frère.
- Nous sommes désolés. Pardonnez-nous. Nous sommes désolés, vraiment désolé.
C’était la première fois qu’une armure vivante s’adressait au Lieutenant-colonel.
- je ne m’attendais pas à ça, avoua Mustang. J’ai appris, qu’il y avait peut-être un alchimiste d’exception ici. Mais en réalité je n’aurais jamais imaginé que je tomberais sur un enfant et qu’en plus il serait capable d’accomplir un tel prodige.
Il contempla l’armure d’Alphonse avant de reprendre.
- Il est plus que qualifié pour devenir un alchimiste d’état. À ce titre, il devra servir l’armée, mais bien sur il se verra offrir de nombreux privilèges. Comme la possibilité d’effectuer des recherches au plus haut niveau qui leurs permettraient peut-être de récupérer leurs corps. Je dis évidemment tout ça au cas où une telle éventualité pourrait l’intéresser.
- Quand il est arrivé ici, couvert de sang de la tête aux pieds, expliqua mamie Pinako. Je suis allée chez eux pour voir ce qui s’était passé. Ce que j’y ai vu n’étais pas humain! Est-ce l’alchimie qui engendre de telles abominations? Si c’est le cas, je m’y oppose. Voulez-vous vraiment que ces pauvres enfants revivent cet enfer? Ils n’ont que dix et onze ans!
- Je ne les force pas. Je ne fais qu’énoncer une possibilité. Préférez-vous rester ici à ruminer votre infortune ou allez-vous saisir la chance que vous offre l’armée? Puisque cette possibilité vous est offerte, pourquoi ne pas en profiter pour essayer d’aller de l’avant et de récupérer vos corps, même si le chemin est tortueux?

Pendant ce temps, dans la pièce d’à côté, le Lieutenant Hawkeye discutait avec Winry.
- Euh… Lieutenant? Commença timidement Winry.
- Je m’appelle Riza Hawkeye, tu peux m’appeler Lisa si tu veux.
- Lisa, vous avez déjà tué quelqu’un?
- Oui, hélas.
- Je n’aime pas les militaires. Ils ont emmené mon papa et ma maman sur un champ de bataille et ils sont morts? Et aujourd’hui, c’est Ed et Al que vous voulez emmener.
- C’est à eux de décider s’ils ont envie de nous suivre ou pas. Je t’assure, la décision leur revient. C’est à eux de choisir s’ils veulent aller de l’avant. Ces garçons ont une importante décision à prendre.
- Riza? Pourquoi êtes-vous devenue Soldat?
- Parce que j’ai quelqu’un à protéger.
- Nous partons, annonça le Mustang en entrant dans la pièce.
- Bien. Au-revoir jeune fille.
- Je m’appelle Winry.
- D’accord. Au-revoir Winry. J’espère que nous nous reverrons.
La voiture démarra et s’éloigna de Resembool.
- Lieutenant-colonel? Vous croyez que ce garçon viendra? Il m’a semblé que ce pauvre garçon avait un regard sans âme.
- Ah, bon? C’est vrai? J’y ai pourtant vu une flamme briller.

Durant les jours qui suivirent cette surprenante visite, Edward retrouva des forces et souffrait moins.
Mamie Pinako faisait ses bandages comme chaque matin.
- Mamie Pinako, il ya de l’argent dans la maison, dans le placard de la cuisine.
- Ne t’inquiète pas, il est en sécurité. Pense plutôt à guérir.
- Non, c’est pas ça le problème. Cet argent est pour toi. Je voudrais que tu me fasse deux méca-greffes. Je ne pourrais jamais réaliser mes projets avec une jambe et un bras en moins. Je veux aller voir ce Roy Mustang et devenir alchimiste d’état.
- Tu l’a entendu? Je te croyais à peine conscient lorsqu’il te parlait.
- J’avais déjà entendu parler des alchimistes d’état à plusieurs reprises. Ils ont des tas de privilèges. Ils sont les seuls à avoir accès à la bibliothèque fédérale de Central qui déborde d’ouvrages uniques sur l’alchimie. Ils sont payés pour leurs recherches et ils ont la fameuse montre en argent qui amplifie les réactions alchimiques.
- Oui, mais on entend parler que du bon côté des choses. Je peux te faire entendre un tout autre son de cloche. Je peux te parler de tous ces alchimistes d’état à la solde de l’armée qu’on envoie sur les champs de bataille pour faire toute la sale besogne. J’ai perdu mes enfants à la guerre durant une bataille, où les alchimistes étaient à l’œuvre. Au prochain conflit, qui sait ce qu’on te fera faire?
- Je ne tiens pas particulièrement à être récupéré par l’état, mais je ferais ce qu’il faudra pour arranger les choses.
- Ce ne serait pas plutôt pour t’arranger toi? Tu es sur que tu ne le regrettera pas?
- Ma décision est prise. Combien de temps pour l’opération et la rééducation?
- Je dirais… Trois ans environ.
- Je serais prêt dans un an.
- Mais tu vas souffrir le martyre, mon garçon.
- Al, il va falloir que tu patiente encore un peu, mais je te promet que nous allons récupérer ton corps.
- Le tien aussi par la même occasion.

Un an plus tard Edward et Alphonse s’entrainaient aux arts martiaux près de la rivière. Edward portait les méca-greffes que lui avaient fabriqué mamie Pinako et Winry. Son bras et sa jambe lui avaient paru lourd au début, mais à force de poursuivre cet intense entrainement physique avec son frère, ses nouveaux membres lui paraissaient désormais aussi léger que ses autres membres.
- Tu as totalement récupéré.
- Voyons ce que ça donne avec l’alchimie. J’espère que je ne suis pas trop rouillé, la dernière fois c’était…
- C’était le jour où tu a transmuté mon âme.
Ed transmuta son bras droit en épée. L’acier était lisse et tranchant comme du verre.
- Ouah! S’exclama-t-il impressionné. Tu as vu ça, les doigts dans le nez.
- Tu es devenu aussi fort que notre maitre.
- Tu peux le faire aussi non?
- Moi? Ne dis pas de bêtises voyons. Bon, ça suffit pour aujourd’hui, déclara Alphonse. Tu ne crois pas?
- Pour réussir à affuter son mental il faut d’abord développer son corps. Mais à ce compte là, j’ai bien peur que ton mental ne dépasse jamais celui d’une casserole.
- Au moins, je ne suis pas une demi-portion en pièces détachées, plaisanta Alphonse. Au fait, Ed. Tu étais sérieux pour cette histoire d’alchimiste d’état?
- Complètement, je vais aller voir ce Mustang et je vais tenter le coup.
- Je ne veux pas que tu partes.
- De toute façon je ne changerai pas d’avis, ma décision est prise.
- Alors je viendrai avec toi.
- Non, c’est hors de question.
- Ed, ne me dis pas que tu vas encore essayer de ramener maman. On était d’accord, nous avons fait une bêtise. Il faut laisser tomber. Tua s vu ce qui est arrivé. C’est moi qui deviendrai alchimiste d’état et je te promet que je trouverai un moyen de te rendre ton bras et ta jambe, comme ça tu pourras oublier tout le reste.
- Ce n’est pas à toi de réparer mes erreurs, Al.
- Et pourquoi pas d’abord? J’ai bien senti que ça allait mal tourner et je t’ai quand même laisser continuer. Du coup, tu a été obligé de sacrifier ton bras pour me sauver.
- Al, c’est à moi de réparer tout ça et de te rendre ton corps.
- Bon, mais jure-moi que tu te limiteras à ça.
- C’est juré. De toute façon, nous ne trouverons rien sur cette terre qui vaille l’âme de maman. Et puis, par-dessus le marché, je ne veux pas risquer de te perdre une deuxième fois.
- Bon j’aime mieux ça. Mais je vais quand même t’accompagner.
- Mais pourquoi ça?
- Sans moi tu es pommé mon vieux, tu ne fais que des boulettes.
- Tu as le don pour remonter le moral toi.
- Sérieusement, nous sommes tout l’un pour l’autre. Nous ne pouvons pas nous séparer.
Le soir même, ils brûlèrent leur maison avant de quitter Resembool. Ils voulaient ainsi oublier le passé et se concentrer sur l’avenir.

Même si nous venions seulement de récupérer nos corps, c’était toujours de la transmutation humaine qui restait interdite et dangereuse. On ignorait ce que l’avenir nous réservait, mais on savait que nous ne pouvions plus faire marche arrière. C’est pour ça que le jour de notre départ nous avons mit le feu à la maison de notre enfance et à toutes les choses familiales qu’elle contenait. Parce que certains souvenirs ne doivent pas laisser de trace sur cette terre.

Sienna
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Messagepar Sienna » 23 déc. 2010 14:58

OUI CONTINUS!!!!!!! XD

Meteoryk
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FullMetal Alchemist - À la recherche de la vérité

Messagepar Meteoryk » 26 déc. 2010 17:08

Chapitre 4
LE TRAFICANT D’ÂMES






- Dit, Al… Tu es sur d’être d’accord avec tout ça? Je veux dire… Ça ne te dérange pas que nous ayons tout laissé derrière nous?
- Nous ne pouvons plus revenir en arrière maintenant. N’oublie pas que c’est moi qui ait insisté pour venir et puis tu sais bien que la maison te manquera plus qu’à moi.
- Oh, cette ruine tu veux dire. Je m’en fiche car je vais devenir le meilleur alchimiste d’état qui puisse exister.
- Moi aussi je vais me qualifier, je te signale. La première chose que je ferais, ce sera de te réparer.
- Al je t’ai déjà dit que ce n’était pas ton problème. Tu dois avant tout penser à toi.
- Je me demande quand même comment on devient alchimiste d’état. Tu crois qu’il faut passer un examen?
- On verra bien. Je suis sur que ce Roy Mustang nous le dira. Qu’Est-ce que tu as? Tu penses à Winry?
Ed et Al voyageaient vers Central à bord d’un train à vapeur.
Winry et Mamie Pinako contemplait les ruines de l’ancienne demeure des Elric.

Dans une gare près d’Est City, Edward et Alphonse attendaient leur prochain train qui devaient les mener à Liore. Ils avaient décidé de parcourir un peu le pays avant de se rendre à Central. Ainsi, ils pourraient en apprendre un peu plus sur l’alchimie.
- Ed, tu sais à quelle heure part notre train? Demanda Alphonse.
- Oui pas avant demain matin. On peut piquer un roupillon.
- Au voleur! Mon sac! Cria une femme sur le quai.
Edward et Alphonse se mirent au milieu du quai et créèrent un cage grâce à l’alchimie, qui se referma autour du voleur.
- Très joli coup, c’est drôlement efficace votre truc, complimenta un garde ferroviaire. Vous ne seriez pas un de ces fameux alchimiste par hasard?
- Juste un peu, répondit Edward.
C’était la première fois que quelqu’un le considérait comme tel.
- Je suis bluffé, je n’avais jamais vu un jeune adolescent faire ce genre de tour de magie. En fait le seul alchimiste dont j’ai entendu parler dans le coin est le vieux Majhal.
- Majhal, vous dites? Répéta Edward.
- Oui c’est ça. On raconte qu’il fait de grandes choses pour les gens avec son alchimie. Un peu comme toi. Il est très respecté.
- Où est-ce qu’on peut le trouver?
- Il habite dans le prochain village, mais je vous déconseille d’y aller à cette heure-ci. Ce n’est pas un très bon endroit où il fait bon de trainer la nuit. Il paraitrait que là-bas les morts sortent de leurs tombes pour y entrainer les vivants.
- Dis-moi Ed, pourquoi tu tiens tellement à aller voir ce Majhal que nous ne connaissons même pas? Demanda Alphonse.
Une carriole les emmenait vers le village de l’alchimiste craint par de nombreuses personnes.
- Majhal. Je connais ce nom. Je les vu sur pleins de lettres qu’il gardaient sur son bureau.
- Les lettres de papa?
- Oui, je crois même qu’il écrivait sur la transmutation humaine. Alors je me suis dit que si c’est le même bonhomme, ça vaut le coup d’aller lui parler.
- Tu as raison, ça peut être intéressant.
- Il y a un problème frangin? Tu aurais presque l’air enthousiaste.
- Nous avons arrêté ce voleur et tout le monde nous a félicité, du coup je commence à me rendre compte que finalement l’alchimie peut aussi servir à aider les gens.
Ils continuèrent à pied la centaine de mètres qu’ils leur restait avant de se rendre dans le village.
- Ça va Ed?
- Oui, ca baigne. J’adore me payer deux heures de nid de poule, assis sur une banquette en béton armé, mais toi tu es blindé donc ça ne t’a rien fait?
- Non.
- Dis donc, regarde un peu ça. C’est carrément la grosse fiesta ici. Il faut qu’on arrive à s’incruster.
Des tentes étaient dressées dans un champ et des torches étaient allumées. Des tables et des chaises occupaient le centre du petit campement. Un feu d’artifice explosa quelques mètres seulement au-dessus de leurs têtes.
- Elle est tombée trop près du village, cria un garçon qui accourait vers eux, suivit de ses collègues.
- Ça va pas non! Vous n’avez rien à faire ici, allez vous en! C’est dangereux, on fait les essais pour le feu d’artifice! Cria un garçon coiffé d’un béret.
- Sans blague, on avait pas remarqué, bougonna Edward qui avait les oreilles qui sifflaient. Ses tympans étaient douloureux.
- C’est pour la cérémonie. Tout doit être prêt à temps. Vous n’êtes pas du coin vous. D’où venez-vous?
- C’est quoi ce truc là, la grande poubelle venue de l’espace, dit un garçon en tapant sur l’armure d’Alphonse avec un bâton.
- Toi la ferme!
Edward cassa le bâton en deux.
- Allez les gars, dit le chef de la bande, faites leurs bon accueil.
Edward s’affala par terre et entraina Alphonse dans sa chute, qui essaya de se rattraper à une colonne en pierre sculptée. Son poids étant trop important, la partie supérieure se brisa et l’armure s’affala d’un bruit mou sur Edward.
- Ils se sont cueillis tout seul, lança un garçon en rigolant.
- Tu l’a dit, rigola un autre.
- Qu’est-ce qui se passe ici? Demanda un homme au cheveux longs et gras qui lui tombaient sur le visage.
Ses habits étaient miteux et de grosses cernes formaient des poche sous ses yeux.
Il ramassa le morceau de colonne brisé et le cella à l’aide de l’alchimie sur son récent emplacement.
Tous les regards se tournèrent vers lui.
- Voilà qui est mieux, dit-il.
- Vous devez être Majhal je présume? Demanda Edward.
Il leur fit signe de le suivre. Les frères Elric obéirent. Majhal les emmena dans sa maison et leur servit à manger.
- Chapeau, très joli travail. Cette âme a été attachée de bien belle manière.
- Oh! S’exclama Alphonse. Il a deviné Ed
- Mais je n’en attendais pas moins des fils de ce cher Hohenheim. Vous avez hérité de son immense talent, c’est évident. Maintenant dites-moi un peu ce qui vous amène ici? Si vous êtes venu me voir c’est que vous désirez quelque chose. Je ne voudrais pas décevoir les fils de mon vieil ami.
Edward posa sa tasse de café sur la table.
- J’ai lu les lettres que vous aviez écrites à mon père. Je veux en apprendre plus sur la transmutation humaine.
- Comment peux-tu dire ça? Tu n’est pourtant pas sans savoir que l’alchimie humaine est strictement interdite.
- Je le sais bien, mais en l’occurrence je m’en fou. J’ai décidé de rendre son corps à mon frère, point barre.
- J’imagine que vous avez appris par vous-même que ça coute très cher de trafiquer avec l’alchimie humaine. C’est dur de perdre quelqu’un mais ne vous amusez pas à ce jeu.
- Si c’est réellement votre avis pourquoi l’avez-vous mentionné dans les lettres que vous aviez écrites à notre père?
- La passion de la jeunesse, répondit-il. Ou plutôt de l’inconscience pure.
Quelqu’un frappa à la porte.
L’homme se leva et ouvrit à une femme qui devait avoir son âge.
- Bonsoir monsieur Majhal, dit-elle. J’ai fait de la confiture de pétales de rose, j’ai pensé qu’un pot vous ferait peut-être plaisir.
- Bien sur. Vous me gâtez, merci beaucoup.
- Mais je vous en prie.
- Y avait-il autre chose?
- Non c’est tout, excusez-moi.
- Bon dans ce cas, au-revoir.
L’homme referma la porte et retourna s’assoir pour poursuivre la conversation.
- Dites monsieur Majhal, c’et quoi cette cérémonie qui se prépare? Questionna Alphonse.
- Ah, oui, la fête du requiem. C’est une cérémonie durant laquelle nous renvoyons les esprits errants là où ils doivent se trouver… Au paradis.
- Au fait? Qu’elles sont ces rumeurs que l’on entend au sujet des morts qui sortent de leurs tombes comme des zombies? Demanda Edward. Est-ce que ça a un rapport?
- Non ce ne sont que des racontars de villageois superstitieux, rigola Majhal.
De nouveaux coups sur la porte se firent entendre.
- C’est incroyable ça, on dirait que ma popularité grimpe en flèche ce soir.
Un homme entra avec l’un des jeunes garçons qui s’en étaient pris au deux frères à leur arrivée.
- Alors Klose, tu as quelque chose à dire à monsieur Majhal?
- Franchement je ne vois pas pourquoi c’est moi qui devrait m’excuser, ce n’est pas ma faute si ces deux pantins sont complètement invertébrés.
- Je vais lui montrer moi… Commença Ed
- Voyons Klose, coupa Majhal. Tu étais une petite fille si douce et si gentille autrefois. Je sais que tu souffres encore beaucoup de la mort de ta sœur, mais demande-toi ce qu’elle dirait en voyant le vrai diable que tu es devenue.
- Taisez-vous! Personne ne sait ce que je ressens et surtout pas vous. Ma sœur n’est pas juste morte comme ça. Elle a été tuée par cette sale revenante.
- Hein? Répète un peu? Dit Edward qui avait cru mal comprendre.
- Klose revient ici! Cria son père alors que sa fille courait le long de la berge de la rivière.
- Hé arrête! Cria Edward qui la suivait en compagnie d’Alphonse.
La jeune fille broncha et dévala la digue. Edward frappa ses mains l’une contre l’autre et changea l’eau de la rivière en glace, qui amortit la chute de la jeune fille.
- Vous êtes alchimistes? Demanda-t-elle en se relevant. Et vous m’avez sauvé.
Elle décida de leur raconter ce qui l’empêchait d’avoir une enfance ordinaire.
- Ma grande sœur est morte, il y a maintenant presque six mois et personne ne sait de quoi. C’est un voisin qui l’a trouvé allongée par terre. Elle était comme endormie, mais elle ne dormait pas. Ensuite le jour de l’enterrement, mon père m’a tout expliqué. Cette femme vivait au village dans le temps, mais elle est morte il y a plus de vingt ans. À partir de là tout est devenu clair comme de l’eau de roche. C’est cette femme qui est revenue à la vie et qui a tué ma sœur et tous les autres… Tout ça c’est à cause d’elle. Mais si vous êtes vraiment des alchimistes vous pouvez m’aider à venger sa mort. J’ai supplié Majhal de le faire mais il refuse d’être mêlé à ça. Alors c’est d’accord?
- Je comprend très bien pourquoi Majhal a refusé de t’aider, expliqua Edward. Tes histoires de fantômes ne tiennent pas la route et je ne crois pas que la vengeance soit une motivation valable.
- C’est faible comme excuse. En fait vous êtes juste morts de trouilles! Tu te prends pour un grand alchimiste, mais tu n’est juste qu’un minuscule trouillard flanquée d’une poubelle rouillée!
- Minus?! Répéta Edward énervé. Il détestait que l’on se moque de sa taille.
- Poubelle rouillée?! Répéta aussi Alphonse.
- On ne peut pas me traiter de minus! Si tu n’étais pas une fille je t’exploserais!
- Eh bien essais une peu, vas-y! tu crois peut-être que tu me fais peur le gnome? provoqua Klose.
- Ferme-la ou je ne répond plus de rien! Et puis d’abord si tu es vraiment une fille pourquoi es-tu déguisée en garçon?
- C’est pas tes oignons!
Elle repartit en courant.

- Karine, oui je m’en souviens très bien, dit Majhal. Elle était fleuriste au village et sa délicate beauté était à l’image des fleurs qu’elle cultivait. J’ai moi-même du mal à y croire que cela fait vingt ans. Elle venait juste de créer une variété unique au monde de roses bleues. Le souvenir de cette femme avait quelque chose de… Bref, un jour elle est partie pour la ville dans sa carriole pour livrer ses roses. Et en ce jour fatidique Karine a disparue de nos vies à tout jamais.
- Pourtant il parait que cette même Karine terrorise les villageois, précisa Edward.
- C’est totalement ridicule, nous savons bien que les morts ne reviennent pas à la vie. En plus si vous aviez connus Karine, vous sauriez que vivante ou morte elle serait incapable de faire du mal à qui que ce soit.
Majhal les laissa pour aller donner un coup de main aux autres villageois pour les préparatifs de la fête du requiem.
- Alors, qu’en penses-tu? Demanda Alphonse.
- Tu sais les histoires de fantômes, de zombies et tout… par contre ça pourrait s’expliquer si quelqu’un avait fait une transmutation humaine. Le seul qui soit capable de réaliser ce genre de choses c’est bien Majhal.
Soudain, il sursauta et ouvrit la porte qui donnait dans le couloir.
- C’étais quoi? Tu as entendu?
- Entendu quoi? Répéta Alphonse.
- Viens, suis-moi.
Ils sortirent et allèrent dans le cimetière munis d’une lampe à huile.
- Ed! attends-moi gémit Alphonse.
- Qu’est-ce qu’il y a? ne me dis pas que tu as la trouille?
- Moi? Tu rigoles j’espère? Mais tu es sur que ces histoires de zombies ne sont pas réelles?
- Ne sois pas débile. Si cette Karine traine ses basques ici, c’est surement grâce à l’alchimie humaine et c’est pour ça que nous sommes là.
À peine eut-il finit sa phrase qu’ils tombèrent dans un trou.
- Ouais! C’est bon on les tiens! Scandèrent des jeunes garçons en se rapprochant du piège pour contempler leur proie.
- On a raté notre coup, râla Klose.
- Là, regardez! Lança un garçon effrayé en montrant du doigt une femme devant une tombe.
- Alors c’est toi. C’est bien toit qui m’a pris ma sœur, murmura Klose.
- Klose attends! Cria Edward alors que la jeune fille se précipitait sur l’inconnue.
Majhal se mit en travers de son chemin et brula le corps de la jeune femme en transmutant la flamme de sa lampe en un immense brasier.
- Encore ce bruit, remarqua Edward qui sortait du trou dans lequel il était tombé.

De retour au village les feux d’artifice explosèrent dans le ciel. Majhal fut félicité par les habitants.
- Qu’est-ce que tu cherches? Demanda Alphonse à son frère qu’il avait suivit jusqu’à l’intérieur de la maison de Majhal.
- Ce n’était pas une morte vivante, ni une transmutée non plus. Et le bruit qu’elle faisait était le même que j’avais entendu ici.
- Majhal sera furieux s’il vous surprend ici, dit la femme qui avait apporté la confiture de pétales de roses quelques heures plus tôt. Il n’aime pas du tout que l’on vienne fouiner dans ses affaires.
- Et que faites-vous ici alors?
Son esprit vacilla surement dû à la fatigue. Il se rattrapa contre la cloison qui s’ouvrit comme une porte et laissa entrevoir une pièce remplie de livres et de poupées à l’apparence féminine.
- C’est quoi ça? Se demanda Edward.
Il s’évanouit.
Lorsqu’il se réveille il était attaché par une chaine dos à dos avec son frère.
- Ed sa va? Demanda ce dernier.
- La belle au bois dormant se réveille, ironisa Majhal. Je constate que tu es tombé sur quelque chose que tu n’aurais jamais du voir Edward.
- Si vous voulez parler de vos soi-disant zombies, je sais que ce ne sont que des poupées gonflables.
- Hein? Des poupées gonflables? Un peu de respect. Ce sont des enveloppes en attentes d’âmes. Je les façonne à l’image de ma douce Karine et j’y attache toute form de vie villageoise qui me tombe sous la main. Comme ça je crée des versions vivantes de mon cher amour disparut.
- Il est légèrement foireux votre plan, non?
- C’est vrai, les âmes ont tendance à rejeter les enveloppes qui sont contraires à leur nature. C’est précisément pour cela qu’Alphonse m’intéresse au plus haut point. À cause de différents disfonctionnements certaines de mes créations se sont échappées d’où les histoires des zombies.
- Mais vous n’avez vraiment rien dans le chou ma parole? Pourquoi avez-vous fait ça?
- Pour la même raison qui pousse tout visionnaire à aller au bout de ses rêves. Karine était la seule femme que j’ai jamais aimé, même des années plus tard la douleur ne s’estompait pas. Alors j’ai pris ma décision. J’allais la ramener par le seul moyen que j’avais à ma disposition. L’alchimie. Mais j’ai échoué dans toutes les tentatives de transmutation humaine. Alors la seule solution était de créer quelque chose qui au moins approcherait sa beauté. J’ai fais tout ça par amour.
- Vous avez choisi le corps et non l’âme.
- Ça suffit! Tu n’es qu’un gosse, que peux-tu savoir de l’amour? Mais tu en connais un rayon en alchimie, alors tu vas m’aider à faire pour Karine ce que tu as fait pour ton frère.
- Oui, comptes-y.
- Evidemment. Comme je m’en doutais tu es bien le fils de ton père. Tu es encore plus têtu que lui.
Il se tourna vers la l’embrasure de la pièce où se tenait Klose.
- Euh… excusez-moi, je voulais vous remercier pour tout à l’heure, dit la jeune fille.
- Petite idiote, tu tombes bien.
Il l’assomma.
- Je vous en prie arrêtez, intervint la femme qui était restée dans la pièce. Là je ne peux plus fermer les yeux.
- Alors tu n’a qu’a juste la fermer compris?!
Il la poussa violemment et elle s’effondra sur le sol. Il sortit de la pièce en emportant Klose toujours inconsciente.
- Al, remue-toi bon sang!
- C’est bon sa va lâcher.
Il écarta les bras d’un coup sec et la chaine céda.
Edward s’approcha de la femme et remarqua qu’elle portait une rose bleue dans ses cheveux. Tout devint aussitôt clair dans son esprit.
Dans le pièce d’à côté, Majhal avait tracé un cercle de transmutation sue le sol et avait déposé Klose et une poupée gonflable au centre.
Il récitait une incantation.
- Petite âme, accepte cette nouvelle enveloppe et toi Karine, où que tu sois, entends ma bénédiction.
Le cercle s’illumina.
Edward entra en faisant un trou dans le mur.
- Relâchez-la Majhal. Vous êtes complètement à côté de la plaque. Ce que vous cherchez est juste là, sous votre nez.
- Qu’est-ce que tu as encore inventé?
Alphonse entra à son tour accompagné de la femme.
- J’essais de vous expliquer que Karine n’est pas morte. Le jour de l’accident sa tête a heurté un rocher et elle a perdu la mémoire. Ensuite elle est allée vivre ailleurs. Vingt ans plus tard sa mémoire lui est subitement revenue et dans un élan d’amour sincère elle vous a retrouvé. Mais vous, avec votre obsession débile vous ne l’avez même pas reconnue.
La femme enleva sa capuche et Majhal aperçut une rose bleue dans ses cheveux.
- Oui, c’est moi Majhal, dit la femme.
- Ce n’est pas vrai! Tu oses insinuer que cette vieille femme ridée est Karine? Karine était une femme parfaite à la beauté incomparable. Tout comme une rose.
- Exactement comme un rose.
Edward insista bien sur ces mots.
- Les roses se fanent, mais les sentiments de Karine, eux ne se sont jamais fanés malgré ce que vous êtes devenu.
- Tais-toi morveux! Gronda l’homme. Si je t’entends encore dire un mot… je t’égorge.
Il attrapa un couteau dans la boite à outils posée sur une table près de lui, la transmuta en épée et fonça sur Edward.
Alphonse se mit devant son frère et Karine pour les protéger et encaissa les coups. Son armure le protégeait et ne subissait aucun dégât.
Edward attrapa la rose bleue dans les cheveux de Karine et la déposa au centre d’un cercle de transmutation qu’il traça sur le sol à l’aide d’une craie blanche qu’il emportait toujours sur lui. La rose laissa place à un ruban bleu qui claqua dans l’air et désarma Majhal. L’épée tourna sur elle même à toute vitesse avant de se planter dans le cœur de l’homme.
Karine se précipita vers lui et le prit dans ses bras.
- Non, je ne te crois pas, dit Majhal. C’est impossible, tu ne peux pas être ma douce et belle Karine.
Ses yeux se fermèrent en emportant les pensées de sa bien aimée.

Le lendemain matin, Edward et Alphonse attendaient la carriole qui devait les conduire à la gare.
- Je suis rassuré, tu es retombé dans ta déprime naturelle, plaisanta Edward.
- Oui, soupira son frère. Je réalise que l’alchimie peut-être aussi utilisée pour tromper les gens.
- Oui, c’est malheureux.
Ils entendirent un hennissement et des bruits de sabots qui se rapprochaient.
Alors qu’ils montaient à bord, une fille aux longs cheveux noirs s’approcha d’eux.
- Je voulais m’excuser pour ce que j’ai pu dire. Parce qu’en alchimie vous êtes vraiment doués tous les deux.
- Merci bien, mais qui es-tu?
- Tu vas rire Ed, mais je crois que c’est Klose.
La jeune fille approuve d’in signe de tête.
La carriole s’éloigna.
- Tu es quand même plus jolie quand tu n’es pas déguisée en garçon, lança Edward. Au revoir!

Meteoryk
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FullMetal Alchemist - À la recherche de la vérité

Messagepar Meteoryk » 28 déc. 2010 19:28

Chapitre 5
CELUI QUI DÉFIE LE SOLEIL





Alchimie: technique qui consiste à modifier la structure de la matière pour changer par exemple du plomb en or. S’agissant d’une science, certaines règles naturelles doivent être respectées, dont le principe de l’échange équivalent. Selon ce principe, pour chaque chose créée par alchimie il faut nécessairement en abandonner une autre de même valeur. Mais cette nuit là, j’ai appris que la valeur de certaines choses ne se mesure pas sur une simple balance. Mon frère et moi connaissions ce principe fondamental d’échange équivalent. Nous savions que toute création demande sacrifice. Quelque chose allait nous être retiré. Nous pensions que nous n’avions plus rien à perdre. Nous avions tord.


- J’ai faim et il n’y a même pas une touffe d’herbe que je pourrais changer en pain, soupira Edward qui progressait avec difficulté dans le désert proche de le ville de Liore.
Il tomba à genoux épuisé.
- Al où es-tu passé? Al!
- Je suis là, juste en dessous! Aide-moi Ed, je n’arrive pas à sortir.
Il sortit un bras d’en dessous la surface du sable pour attraper la cheville de son frère qui cria paniqué.
- Ne me dis pas que tu t’es encore ensablé. Tu le fais exprès? Si tu t’enlises encore une fois je te laisse sur place.
- C’est parce que je me remplie.
- De quoi? Il n’y a rien ici!
Il donna un coup de pied dans l’armure de son frère qui s’ouvrit et déversa plusieurs kilos de sable.
Ils arrivèrent tant bien que mal dans la ville de Liore. C’était une ville riche bien qu’elle fut à l’écart de tout autres habitations ou campagnes.
Des statues en bronze à l’effigie du Dieu soleil étaient disposées à chaque coin de rue.
- J’en peu plus, râla Edward. Je suis crevé et j’ai vraiment soif.
Au détour d’une rue il aperçut une fontaine et se rua dessus pour se désaltérer mais ne le fit pas. Quelque chose l’en empêcha.
- Ah d’accord je comprends pourquoi ça sent mauvais ici, rechigna-t-il.
- Qu’y a-t-il? Demanda son frère qui s’approcha à son tour. C’est du sang?
- On dirait du sang oui, mais ce n’est que du vin.
Ils se rendirent donc à la terrasse d’un restaurant, près de la fontaine, pour se désaltérer et manger un peu. Le barman avait une peau très bronzée. Il portait un fez rouge sur sa tête. Une grosse moustache cachait sa bouche.
- Ah? C’est sa? Rigola-t-il. C’est que vous n’êtes pas du coin, mille excuses! Je vous avais pris pour des chapardeurs. C’est fou ce que cette fontaine attire les gosses.
- Dites-moi, sa doit être prospère comme ville, la cité de Liore? Une fontaine où le vin coule à flot.
- Oui, nous nous débrouillons pas mal parfois. Oh! J’allais oublier, c’est l’heure de la prière.
Il alluma la petite radio posée sur le rebord du comptoir.
Une musique se fit entendre. Les gens alentour avaient arrêtés leurs activités pour écouter la prière et s’étaient rapprochés des radios des commerçants.
Une voix s’éleva.
Enfant de Dieu, qui vivez sur cette terre. Priez en paix pour votre salut. Leto, le Dieu soleil illumine vos pas. Il veille sur chacun de vous et descend de son trône pour vous laver de tous vos péchés. Gardez mes paroles de paix dans votre cœur et rien ne pourra vous troubler. Prions ensemble…
- Qu’est-ce que c’est que ces bêtises? Se demanda Edward.
- Ils annoncent la messe à la radio ici? Réalisa Alphonse.
- Est-ce que je te demande pourquoi tu portes des gants en plein désert et ce que fait ton frère pote dans une armure, moi? C’est vrai ça, c’est pour faire un spectacle de rue?
Edward avala de travers.
- Fais gaffe à ce que tu dis papi. Tu trouves peut-être l’air d’un clown?
- Je trouve que c’est bizarre, c’est tout. Qu’est-ce que vous venez faire ici alors?
- Nous sommes à la recherche de quelque chose. Bon alors, qui était celui qui parlait dans le poste?
- C’est Cornello, évidemment.
- Non je ne vois pas. Inconnu au bataillon.
- Ah bon? Tu n’a jamais entendu parler de Cornello? L’envoyé du Dieu Leto sur terre? S’indigna le commerçant.
- Qu’a-t-il de plus que les autres?
- Il fait des miracles. Je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi doué que lui, confia un homme assis au comptoir.
- Avant c’était le trou du cul du monde ici et c’est Cornello qui a fait de cet endroit du désert, le petit coin de paradis que tu vois autour de toi, renchérit un autre.
- C’est le grand prêtre, un homme merveilleux.
- C’est lui attire sur nous les bonnes grâces du Dieu soleil…
Les villageois se rapprochèrent pour conter les bienfaits du Cornello.
- Bon ce n’est pas tout mais nous avons un planning chargé. Nous devons changer de crèmerie, trancha Edward. On lève l’ancre camarade? Demanda-t-il à Alphonse.
- Oui, répondit ce dernier.
Malheureusement, en se relevant il fit tomber la radio par terre qui se brisa.
- Oh mince! soupira-t-il.
- C’est gagné, tu as décroché le pompon. Qu’elle idée aussi de se promener dans une boite de conserve? Beugla le commerçant.
- C’est rien ne vous emballez pas. Nous allons réparer ça tout de suite, tenta de la rassurer Edward en levant le mains pour excuser son frère.
- Quel culot. Elle est en miette.
- Je suis désolé monsieur. Je peux essayer Ed? S’il te plait? Tenta de se rattraper Alphonse.
- Vas-y!
Alphonse sortit une craie de son armure et traça un cercle de transmutation dans la terre et y déposa la radio cassée en prenant soin de ne pas oublier de pièces détachées.
- À quoi ça sert tous ces dessins? Questionna le commerçant.
- Vous allez bientôt le savoir. C’est parti.
Un éclair apparut et s’ensuivit une explosion. La radio était réparée. Elle était intacte.
Si vous êtes perdu, suivez-moi et vous retrouverez votre chemin. Si vous avez peur…
La foule présente poussa des petits cris de stupeur.
- C’est vraiment le coin des prophètes ici, ton copain fait les mêmes miracles que Cornello, expliqua le commerçant abasourdi.
- Mais non, ça n’a rien à voir, dit Edward.
- C’est purement scientifique, expliqua Alphonse. Nous sommes des alchimistes.
- Nous sommes les frères Elric, continua Edward. Ce n’est pas pour me vanter, mais nous commençons à être connus dans le pays. Ça ne vous dit rien?
- Qu’est-ce que c’est que ça, les alchimistes? Demanda un villageois.
- Nous n’avons encore jamais vu de ces bêtes là dans le coin, dit un autre.
- Je suis réparateur en tout genre dans le civil, alors si vous cherchez du boulot… Proposa quelqu’un d’autre.
- Les frères Elric? Répéta le commerçant en se grattant le menton. Non désolé cela ne me dit rien. En tous cas je trouve que tu as raison d’être accompagné de ton frère en armure. Au moins si l’on doit s’en prendre à vous, il y en a au moins un des deux qui est grand.
Edward n’aimait pas qu’on se moque de sa taille. Ça le mettait hors de lui.
- C’est qui le petit gamin? Bande de microbes! Cria-t-il en s’emportant
- Oh là, là. On dirait qu’on s’amuse bien ici, dit une fille adolescente aux cheveux longs et noirs. Elle portait un sac de course dans les bras.
- Ah, Rose c’est toi, dit le commerçant.
Edward arrêta ses chamailleries avec les villageois au sujet de sa taille pour se présenter à la demoiselle.
- Bonjour, je suis Edward Elric et voici mon petit frère Alphonse.
- C’est marrant, j’aurais plutôt pensé le contraire, fit-elle remarquer.
- Relax, on se détend, dit Alphonse à son frère pour le calmer à nouveau.
- Ça y est Rose? Tu as fait toutes tes emplettes pour les offrandes d’aujourd’hui? Demanda le commerçant.
- Oui, oui.
- Dans ce cas-tu pourrais emmener nos jeunes nouveaux visiteurs au temple de Leto avec toi. Ils disent qu’ils sont à la recherche de quelque chose. Ils pourraient commencer par demander grâce à Dieu.
- Oui, ce n’est pas grave si vous n’avez pas d’offrandes pour aujourd’hui, leur dit-elle. Nous avons des chambres pour les pèlerins de passage.
- D’accord, accepta Edward. Un peu de repos nous fera le plus grand bien.
- Venez, suivez-moi. Ne vous en faites pas, tout ira bien. Père Cornello vous aidera à trouver ce que vous cherchez. Je pense même que si tu lui montre que tu as la foi, il accélérera ta croissance.
- Mais qu’est-ce que vous avez tous dans ce patelin à vous moquer de la taille des gens?
Rose et Alphonse rigolèrent et Edward bougonna pour lui-même jusqu’à ce qu’ils arrivent dans une auberge pour voyageurs. La messe aurait lieu le lendemain.

Priez humblement, et sincèrement et toutes vos prières seront entendues. On ouvre les yeux pour laisser la lumière nous pénétrer, ouvrez votre cœur pour que le Dieu soleil puisse vous illuminer.
- Magnifique, quel discours votre sainteté, dit un homme tandis que le père Cornello venait d’éteindre l’ampli radio de son bureau.
- Père, que serions-nous sans vous? Merci pour ces bonnes paroles.
- Père Cornello?
- Ah, Rose, dit-il avec un grand sourire.
- Pardon mon père, puis-je installer des étrangers dans le quartier des pèlerins?
- Ma petite Rose tu ne peux pas t’empêcher d’aider ton prochain, n’est-ce pas?
- Je ne fais que suivre votre précieux enseignement, père Cornello. Où du moins j’essaye…
- Sache que Dieu voit tous ces efforts et qu’il en est enchanté. Mais tu dois être patiente Rose. L’heure du miracle que tu attends n’est pas encore venue.
- Oui.

Edward et Alphonse était accoudés à la fenêtre de leur chambre et contemplaient le soleil se couchant derrière les dunes de sable au loin. Ils aperçurent Rose qui vint se recueillir sur une tombe.
- J’ai parlé à Rose, commença Alphonse. Cette tombe est celle de son fiancé. Il était tout ce qu’elle avait. Elle a perdu ses parents quand elle était petite. Elle est convaincue que Cornello peut le ramener à la vie.
- En tout cas c’Est-ce qu’il lui fait croire pour la garder sous sa coupe.
- Et si c’était vrai? Et si Cornello était vraiment un saint homme? Il y a peut-être dans le monde, des choses que nous ignorons, que nous ne pouvons expliquer.
- C’est de la foutaise tout ça, trancha Edward.

Le lendemain, ils suivirent Rose sur la place du temple. Ce père Cornello leva un verrre pour que la foule puisse contempler. À l’intérieur, on pouvait apercevoir du sable. Il posa sa main dessus et le sable se changea en vin sous les applaudissement et les acclamations de la foule. Il transforma une bûche en bois à l’effigie du Dieu Leto.
- Tu penses à ce que je pense Al?
- Oui. À première vu il n’y a pas de doutes, c’est de l’alchimie.
- Je suis d’accord, sauf que ça cloche au niveau de l’équivalence.
- Vous avez vu? Fit remarquer Rose qui n’avait pas entendu leur conversation. C’est stupéfiant les miracles qu’il accomplit, non?
- Oui c’est un beau spectacle, je lui accorde ça mais ce qu’il fait n’a rien de miraculeux. C’est un escroc.
Rose lui jeta un regard noir.
- Ed, nous n’en savons rien, dit Alphonse en essayant de changer de sujet de conversation. Nous savons que c’est de l’alchimie, mais tu as vu comment il joue avec les lois?
- Mais de quelles lois parles-tu? questionna Rose qui ne comprenait pas.
- L’alchimie n’est pas une sorcellerie, expliqua Edward. C’est une science qui obéit aux lois de la nature. On ne fait rien à partir de rien, comme en chimie la réaction doit être équilibrée.
- C’est une équation Rose. Le produit final doit être de masse égale au produit de départ, précisa Alphonse. Les éléments du matériau de base doivent être équivalent à ceux que nous voulons obtenir. Je ne pouvais pas en faire une plus grosse ou un arbre ou autre chose par exemple.
- C’est une loi fondamentale. Une chose de masse égale doit être perdue pour toute chose créée, mais cet espèce de charlatan ne tient pas compte de ça. Evidemment puisqu’il fait des miracles.
Une petite fille monta sur l’estrade et s’avança vers le père Cornello. Elle lui présenta un oiseau mort.
L’homme prit l’animal dans ses mains et lui redonna la vie. L’oiseau s’envola.
- Ça non plus ce n’est pas un miracle? Daigna Rose. Vous ne pourriez jamais faire ça avec votre alchimie. Je sais que c’en est un. Un vrai miracle.
Rose partit vers le temple pour prier. Les deux frères la suivirent en restant en retrait. Ils étaient seuls. La jeune demoiselle alluma un cierge.
- Alors comme ça il suffirait de servir le bon Dieu? Pour faire ressusciter les morts, c’est bien ça?
Edward voulait à tout prix lui faire entendre raison.
- Oui, exactement.
Edward soupira et sortit un livre d’alchimie de la poche intérieure de sa veste et commença à lire à haute voix un passage.
- Trente cinq litres d’eau, vingt kilos de carbone, quatre litres d’ammoniac, un kilo et demi de chaux, huit cent grammes de phosphore, une demi livre de sel, ensuite cent grammes de salpêtre, quatre vingt grammes de souffre, sept grammes et demi de fluorine, auxquels ils faut encore ajouter cinq grammes de fer, trois grammes de silicone et une bonne pincée d’une quinzaine d’autres éléments
- Qu’est-ce que c’est? Demanda-t-elle.
- Les composants qu’il faut réunir pour recomposer l’enveloppe matérielle d’un corps humain adulte de taille moyenne. Pourtant, dans toute l’histoire de la science, nous savons qu’il n’y a encore jamais eu de cas de transmutation d’un corps humain réussi. Toutes les tentatives ont échouées. Il manque encore quelque chose et cela fait pas mal de siècles que les scientifiques se creusent la cervelle pour trouver ce que c’est. Et tu veux me faire croire que ce pantin déguisé en prêtre, avec ses sima grèbes va y arriver? Tu sais quoi? N’importe quel gosse qui aurait cassé sa tirelire pourrait se payer tous ces ingrédients. Cela ne couterai rien de faire un être humain et il y a rien de magique là-dedans.
- Puisque c’est si facile que ça, qu’est-ce qui t’empêche de le faire alors? S’emporta Rose.
- Ce n’est qu’un question de temps Rose. La science trouvera le moyen. Elle finie toujours par trouver les réponses à tout. À ta place, j’oublierai les écritures et je bénirais les alchimistes. Après tout, nous ne sommes pas si loin des dieux.
- Tu n’est pas un dieu. Tu n’a rien à vois avec le divin.
- Le soleil non plus. Ce n’est qu’une boule d’hydrogène en feu. Le seul risque que nous courrons est de nous brûler en s’approchant trop près.
- C’est malin Edward. Tu veux lui faire perdre les pédales ou quoi? Pensa Alphonse qui se tenait en retrait près d’une porte.
Un homme s’approche près de lui par derrière et brandit un pistolet contre son casque.
- Soit tranquille, dit-il. Ton frère va vite te rejoindre.
L’homme tira et le casque d’Alphonse roula aux pieds de son frère qui s’était retourné en faisant un grand bon, au bruit du coup de feu.
- Mais pourquoi Craig? Que se passe-t-il? Voulu savoir Rose.
- Ces deux étrangers sont des ennemis de Dieu. C’est par sa volonté que j’agis.
- Oh là, là. Vous m’avez fait peur soupira Alphonse en se relevant.
Le dénommé Craig se retourna effrayé.
Edward en profita pour ramasser le casque à ses pieds et l’envoya contre le crâne de l’homme qui tomba inconscient.
- Eh, fais gaffe à ma tête quand même!
- Strike!
- Il… Il n’a pas de tête, bégaya Rose effrayée.
- Il a l’habitude.
- Désolé, je suis comme ça.
- C’est vide, totalement vide, remarque-t-elle. Ce qui ne la rassura pas.
- Oui, je sais. Je n’ai pas de corps, mais je suis quand même là, répondit Alphonse en remettant son casque sur ses épaules. C’est ma punition pour m’être aventuré en terres sacrée. Enfin, notre punition.
Elle poussa un hurlement et s’enfuit par des escaliers.
- Rose! Reviens!
Les deux frères la suivirent et entrèrent dans une immense salle qui se trouvait sous le temple. Rose se tenait près du père Cornello sur un balcon.
- Merci. Tu as bien fait de les amener là ma petite Rose, dit l’homme. C’est ça qui t’intéresse jeune homme?
Il lui montra la bague qu’il portait à son annuaire.
- Je le savais… Pas de cercle de transmutation, le principe de l’échange équivalent méprisé… C’est clair comme de l’eau de roche.
- Oui c’est bien elle. Le gène mythique, l’amplificateur merveilleux, le diadème de l’échange, la pierre philosophale.
- Ça y est nous l’avons trouvé. Assez causé Cornello. Dorénavant cette pierre m’appartient et si tu me la donne gentiment je veux bien oublier d’expliquer au peuple comment tu l’entourloupe.
- Je lui apporte paix et prospérité. Il me soutien. Sans cette pierre, mes miracles cesseront et cette ville retombera dans l’oubli. Personne ne veut ça. N’est-ce pas ma petite Rose?
- Rose! Ce type n’est qu’un imposteur, ne l’écoute pas!
- Assez! Un imposteur redonnerait-il vie à une cité à l’agonie? Quand je suis arrivé ici, les querelles engrainaient la ville. J’ai fait jaillir l’eau, je l’ai changé en vin, j’ai distribué l’argent. Les gens d’ici se croyaient damnés, oubliés de Dieu. Mais en prêchant la bonne parole, je leur ai redonné espoir. Je suis le prophète qu’ils attendaient.
- Je veux cette pierre! Pour réussir là où nous avons échoués.
- Alors c’est ça! Cria Rose. Tu ne t’intéresse qu’à toi et à tes petits exploits! Tu te moques de nous!
- Rose, non! Nous essayons juste de…
- Laisse tomber Al! Coupa Edward.
- Ça suffit! Bon très bien, si c’est la pierre philosophale que vous voulez, alors venez la chercher.
Le sable bougea sous leurs pieds telle une grosse vague.
- Ce n’est pas l’idéal une grosse armure dans du sable, n’est-ce pas? Et c’est difficile aussi de tracer des cercles de transmutation.
Cornello appuya sur un bouton et le cliquetis d’une chaine se fit entendre. Un lion étrange apparut. Il était plus grand que la normale et ses yeux étaient rouges.
- Avec la pierre philosophale vous avez synthétisé une forme de vie assimilée…
- Exactement. Je te présente ma chimère.
- Qu’elle dépravation, soupira Edward. Combiner des animaux ce n’est plus de l’alchimie, c’est de la barbarie.
Il fit sortir une lance en fer du sable grâce à l’alchimie.
- Sans pierre, ni cercle se transmutation? Comment as-tu fais ça?
Edward frappa la chimère qui se jeta sur lui à l’aide de sa lance.
Cornello changea la taille du petit oiseau qui se trouvait perché sur son épaule. L’animal mesurait à présent près de cinq mètres avec les ailes déployées. Il fonça sur Edward, attrapa la lance et la brisa à l’aide de ses serres. Il attrapa ensuite sa jambe gauche.
- Dommage! Mauvaise jambe!
Il put se dégager de l’étreinte de l’animal et lui asséna un puissant coup de poing qui l’assomma. La chimère semblable à un lion croqua son bras droit.
- Qu’est-ce qu’il y a mon minou? Ton dîner n’est pas à ton gout? Tu es tombé sur un os?
Il mit un puissant coup de pied dans le monstre qui s’effondra.
Ces méca-greffes, aussi appelées auto-mails augmentaient grandement la puissance de ses coups.
- Mais… C’est impossible! Ses griffes sur ta jambe, ton bras dans sa gueule. Personne ne peut résister à ça. À moins que tes membres… ne soient pas de chairs et d’os.
- Bravo! Tu as trouvé ça tout seul? Rose. Regarde bien! Voici ce qui arrive à celui qui brave l’interdit. À celui qui veut ressusciter les morts. À celui qui prend la place de Dieu!
Il enleva son manteau, dévoilant son bras mécanique.
- Son bras… Sa jambe… Des méca-greffes, comprit-elle.
- Maintenant je comprends Edward. Tu as tenté de réaliser une transmutation humaine. Tu as commis l’impardonnable et vos corps sont passés de l’autre côté. Ma petite Rose, les alchimistes interdisent aux leurs de changer le plomb en or. Mais ça ne els empêchent pas de se livrer à des pratiques encore plus douteuses, interdites et contre nature. Ils veulent tous jouer avec l’âme humaine. Qu’est-ce que vous avez cru petits morveux? Que l’on pouvait faire n’importe quoi avec l’alchimie et même marcher dans les pas de Dieu impunément?
- Taisez-vous! Vous ne comprenez rien!
- Al!
- Nous, tout ce que nous voulions, c’était… De revoir le visage de maman. C’était de revoir son sourire.
- Seulement ça a tourné au vinaigre! Conclu Cornello.
- Oui, l’échec a été cuisant. Mon frère a perdu son corps tout entier et moi une jambe et un bras. C’est de ma faute, j’ai ignoré toutes les règles, mêmes les plus fondamentales, mais je voulais tellement réussir. Rose, voici ce qui arrive lorsqu’on veut ramener un mort à la vie. Tu es sure que c’est vraiment ce que tu veux?
- Ne les écoute pas ma petite Rose, dit Cornello en entourant son bras autour de ses épaules. N’oublie pas que le Dieu du soleil, Leto, a fait dont de la pierre philosophale à son prophète. Mon expérience est bien plus grande que celle de ces sales gosses.
- De la foutaise tout ça! Quelles que soit ses pouvoirs, il y a des expériences impossibles à faire, rétorqua Edward.
- Dans ce cas, explique-moi pourquoi cette pierre t’intéresse tant? C’est bien pour faire comme moi, passer outre la loi de l’équivalence et ramener ta maman sans bobos.
- Pas du tout Cornello. Tout ce que nous voulons c’est retrouver l’intégralité de nos corps. Nous ne prétendons pas faire des miracles nous. Nous ne mentons pas.
- On vous le demande une dernière fois. Donnez-nous la pierre s’il vous plait! Demanda poliment Alphonse.
- Soyez maudits, alchimistes hérétiques. Que le bras vengeur de Dieu s’abatte sur vous.
- Tu le soules avec tes prêchi, prêchas, vient plutôt gouter au mien de bras vengeur, provoqua Edward.
Le père Cornello transmuta sa canne en une sulfateuse et tira en direction des deux frères. Heureusement, ils avaient eu le temps de faire apparaitre un mur de pierres qui les protégea des balles. Il tira à nouveau et cette fois le mur explosa.
- Al par ici!
- Pauvres idiots, vous vous jetez dans un cul de sac!
- Comme je dis toujours, s’il n’y a pas de sortie, fais la toi-même.
Il plaqua ses mains contre un mur en pierre, après les avoir frappées l’une contre l’autre et une porte en fer forgée apparut. Ils l’ouvrirent et s’engagèrent dans les couloirs du temple.
- Mon père, cette bague que vous portez… Est-ce vraiment de l’alchimie? Vous ne faites pas de miracles?
- Qu’un événement ai une explication logique ne l’empêche pas d’être voulu par Dieu Rose. Ce qui compte c’est que le ciel m’ai confié à moi seul le pouvoir de faire certaines choses. Il est temps que je te montre.
Il la conduit dans une grande pièce. Des rideaux empêchaient le lumière du soleil de filtrer complètement. Au milieu, se trouvait un lit entouré de voiles blanches. On pouvait apercevoir une forme bouger.
- Rose? Rose? Appela la chose derrière le voile.
- C’est toi Kaha?
Le sourire de la demoiselle s’illumina.
- Rose? Répéta la forme.
Cornello posa une main sur son épaule pour l’empêcher de trop s’approcher.
- Le Dieu soleil te récompense de ta fidélité. L’âme de Kaha a été ressuscitée. Mais pour le corps de ton tendre ami, il faudra encore quelques jours de travail.
Rose était comblée.
- Je le savais, je l’ai toujours su. C’est l’œuvre de Dieu qui s’est accomplie. Si Ed voyait ça.
Elle stoppa net sa phrase lorsqu’elle aperçue des plumes de toutes les couleurs près du lit.

Les deux frères, assis devant une statue du Dieu soleil dans une rue, discutaient sur les faits qu’avaient accomplit Cornello.
Les micro s’activèrent dans toute la ville et Craig, le second de Cornello délivra un message aux villageois.
Peuple de Liore, ce soir deux âmes diaboliques ont attenté à la vie du grand prêtre Cornello. L’un est petit et blond, l’autre est revêtu d’une armure. Enfermez-vous chez vous. Prenez toutes les précautions nécessaires et ne les approchez pas!
Les villageois sortirent avec des torches, des fourches et des bâtons dans les mains pour attraper les frères Elric.
- Allons voir au parc! Décida un homme dans une rue.
- Pas de panique, écoutez-moi, voilà ce que nous allons faire…
- Ils ont été repéré dans la rue Gomar, dit un autre.
Quelques instants plus tard, Alphonse et Edward étaient entourés par des dizaines de villageois qui les menaçaient de leurs ustensiles de cuisines ou de leurs outils de travail.
- Pas de doutes, je les reconnais, c‘est eux! Le petit blondin et la grosse ferraille de carcasse! Cria un homme. Il faut que nous causions, je voudrais savoir une ou deux choses.
- Comment pouvez-vous être aussi lâches. S’en prendre à un prêtre, vous n’avez donc aucune morale? Commença un homme.
- Nous vous avons accueillis chez nous à bras ouverts, où vous croyez-vous? Continua une femme qui tenait une casserole dans ses mains.
Edward soupira.
- Désolé mais on ne vous a jamais de mandé de croire en quoi que ce soit, pas comme votre prêtre qui fait passer l’alchimie pour des miracles.
- Menteur! Cria une voix féminine.
La foule d’écarta pour laisser passer Rose.
- Il y a un instant, mon fiancé m’a parlé. Père Cornello le ramène à la vie.
La foule eut un soupir de soulagement.
- Ce n’est pas le premier, d’autres sont déjà revenus de depuis les morts, annonça une femme à Edward et Alphonse.
- Parfaitement!
- Si c’est pas un miracle ça!
- Quelqu’un a vraiment approché ses gens ressuscités? Demanda Edward. Pourquoi dit-on qu’ils ont aussitôt quitté la ville après leur réapparition?
- Regardez! Cria un homme.
Les statues en bronze à l’effigie du Dieu Leto se déplaçaient toutes seules et cernèrent les frères Elric.
Edward reçu un coup derrière la tête et juste avant de s’évanouir, vit son frère à terre immobilisé par les géants de bronze.

Edward fut réveillé le lendemain matin par le bruit de grincement de la porte de sa cellule. Ses bras étaient attachés contre le mur, au-dessus de sa tête. Il leva la tête. Rose vint lui apporter à manger et à boire. Elle posa le plateau devant lui et s’éloigna vers la porte.
- J’espère me tromper Rose! Mais je ne voudrais pas que tu te fasses trop d’illusions.
Elle referma la porte et s’en alla comme si elle n’avait rien entendue.
Edward rapprocha le plateau vers lui à l’aide de ses pieds et entendit du bruit sous les dalles.

Rose se dirigea vers la pièce où se trouvait son bien-aimé. Elle entra et s’approcha du voile.
- Pardon Kaha. Je sais que tu dois te reposer mais il fallait que je vienne te parler. Il est arrivé plein de choses, je suis perdue.
- Rose, dit la voix.
Le père Cornello entra au même moment.
- Je m’excuse mon père, j’ai pris la clé sans votre permission mais il fallait que je le vois.
Le sourire de l’homme s’étira et le voila tomba.
Ce que vit Rose n’avait rien d’humain. C’était une chimère oiseau. Elle était terrifiée.
- Qu’y a-t-il? Tu a eu ce que tu voulais non? J’ai bien peur qu’avec la pierre je ne puisse créer une âme humaine, alors je me suis servi de celle de ces pauvres oiseaux.
- Tu sais comme ils sont doués pour imiter la voix de l’homme. Tu n’aurais pas du me désobéir Rose. Désormais tu n’a plus les faveurs de Leto notre Dieu soleil. Mes salutations au vrai Kaha.
Il ferma la porte et s’en alla.
La chimère bondit sur le sol. Rose recula d’un pas et fut attaqué. C’est à ce moment là qu’Alphonse surgit et brisa le cou de la créature.
- Vite, il ne faut pas trainer ici, viens!
Rose hésita. Elle ne savait plus à qui elle devait faire confiance ou pas.
- Viens je te dis! Insista Alphonse.
Ils sortirent sur la terrasse du temple. De cet endroit ils avaient une vue imprenable sur la ville. Alphonse s’assit par terre et commença à souder des fils à l’aide de l’alchimie. Ils étaient reliés à une cloche d’Église dont la partie inférieure était tournée vers les habitations.
- C’est le principe de base sur lequel repose toute l’alchimie. Pour obtenir une chose, il faut en sacrifier une autre de masse équivalente, expliqua-t-il. C’est notre règle d’or.
- Et vous en avez payé le prix fort pour vous en être écarté. Un bras et une jambe. Un corps entier. Votre vie passée à essayer de les récupérer. Votre maman, que lui est-il arrivée?
- Bon, dit Alphons en se relevant qui changea de sujet de conversation pour ne pas à avoir à répondre à cette question. Puisqu’ils aiment bien la radio ici, nous allons leur en servir. Il appuya sur l’interrupteur et la ville de Liore toute entière put entendre en direct, la conversation qui se déroulait entre Edward et le père Cornello dans les sous-sols du temple.

Au même moment.
- Votre petite escroquerie touche à sa fin Cornello.
- La différence entre l’alchimie et l’œuvre de Dieu n’est pas le problème de mes fidèles. Vois-tu… Tant que je leur apporte le bonheur ils se foutent pas mal de savoir de savoir d’où il vient.
- Bien sur, oui. Mais vous à part les courbettes, que tirez-vous de tout ça? C’est quoi? C’est la richesse que vous cherchez?
- Avec les offrandes c’est une fortune que j’accumule, un vrai trésor. Mais qu’est-ce que l’argent et même tout l’or du monde fasse au pouvoir que me donne ces croyants que je fabrique qui donneraient leur vie pour moi? Ils ont d’autant moins peur de la mort, depuis qu’ils sont persuadés que je peux les ressusciter. Il n’est pas de plus grande armée, qu’une armée qui se croie sacrée. Et comme c’est parti, dans quelques temps j’aurais assez de partisans pour anéantir ce pays et le reconstruire à ma main.
- Enfin, soupira Edward. Je m’en fous de tout ça.
- Comment?
- Je sais qu’on ne peut pas ressusciter les morts, alors tout ce que je vois pour le moment c’est que vous allez me dessouder et que je ne serais plus là.
- Bravo! Un point pour toi! Car même avec la pierre je ne me risquerais pas à ressusciter qui que ce soit si c’est pour finir comme toi. Pourquoi un prophète risquerait sa peau pour les crétins qui l’ont mit au pouvoir? Mais qu’est-ce que tu fais?
Edward avait réussi à se détacher et mangeait du pain. Il se poussa sur le côté pour laisser apparaitre le trou dans le mur et le micro qui était relié jusqu’à la terrasse du temple.
- Mais qu’est-ce que ça veut dire? Depuis quand c’est branché?
- Depuis le début, avoua Edward.
- C’est ma radio, personne n’a le droit d’y toucher! Ne l’écoutez pas mes enfants! Il ment! Il ment!
Il transmuta une nouvelle fois sa canne en une sulfateuse et tira sur le micro. La liaison s’interrompit.
Edward bondit sur lui et trancha son arme à l’aide de son bras qu’il avait transmuté en épée quelques secondes plus tôt.
Cornello s’enfuit désemparé. Lorsqu’il sortit de son temple, tous les habitants de Liore le fixait avec un regard mélangeant tromperie, haine et désespoir.
- Père ce discours est étrange, nous ne comprenons pas. Dites-nous ce qui se passe? Demanda Craig, son fidèle.
- Mes enfants, l’infidèle a utilisé sa science pour se faire passer pour moi. Je suis victime d’un complot maléfique, mais voyez comme le Dieu soleil me gratifie de sa lumière vengeresse.
Il leva son bras et les statues de bronze bougèrent à nouveaux. Elles descendirent de leurs piédestaux.
Edward surgit à son tour par la grande porte.
- Je te préviens Cornello, laisse tomber.
- Tu crois peut-être me faire peur mais tu n’es rien d’autre qu’un alchimiste de pacotille.
- Tu sais quoi? Je pense que tu n’es pas le seul à ne pas pouvoir blairer les sceptiques curé.
Edward frappa ses mains l’une contre l’autre et en posa une par terre. Le sol se mit à trembler. Une partie du toit du temple s’effondra laissant apparaitre le plus grande statue du Dieu soleil. Le colosse de pierre s’avança et fit face à la foule émerveillée. Il frappa du point par terre à quelques mètres du prophète qui tomba à genoux face à une telle impuissance.
- Non… C’est impossible, même avec la pierre philosophale on ne peut pas faire bouger un objet de cette taille, tenta de se rassurer Cornello.
- C’est tout mon frère ça, pensa Alphonse.
- Pas question! Tu ne l’aura jamais tu entends? Jamais!
Il essaya de fuir mais tomba de nouveau à genoux. Il ne contrôlait plus la puissance de sa bague. Son bras se transmuta tout seul et des mécanisme sortirent de sa peau sous les cris agonisant de l’homme.
- C’est pas vrai? Mais qu’est-ce que c’est que ce délire? Dit Edward en accourant vers Cornello pour l’aider.
La bague venait de se briser. La pierre philosophale avait disparue.
- Ce n’était même pas la vrai pierre, réalisa soudain Edward. Tout ça pour ça! Toutes ces épreuves que tu nous a fait endurer pour un vulgaire caillou, une pierre de bijoutier!
Le père Cornello se releva et retourna à l’intérieur du temple se réfugier dans ses appartements. Désormais, il ne pourrait plus faire croire aux gens des choses qui n’ont jamais existées.

Quelques heures plus tard Edward et Alphonse marchèrent en direction de la sortie de la ville. Ils continuaient leur voyage vers Central.
- Dommage que cette pierre ait été une fausse. Moi qui pensait te rendre ton corps de chair et de sang…
- De toute façon, c’est toi que l’on soignera en premier, ces membres bioniques te rendent beaucoup trop nerveux, fit-il remarquer.
Rose les rejoint pour les accompagner jusqu’à la sortie.
- Vous n’auriez jamais dû venir ici! Déclara-t-elle. Notre père Cornello nous avait redonné espoir, de quel droit vous nous l’avez reprit? Avec lui tout était possible, nous pensions même pouvoir ramener les morts à la vie. Nous vivons en plein désert, il nous avait tiré du néant.
- Tu veux dire que nous aurions dû le laisser continuer à vous rouler dans la farine?
- Et alors, pourquoi pas? Vous avez détruit mon rêve! Comment pourrais-je vivre maintenant en sachant que Kaha ne reviendra pas? Comment vais-je vivre Edward?
- Il n’y a que toi qui puisse le savoir.. Lève-toi, fais tes choix et marche. Tes jambes sont fortes Rose, elles te mèneront là où tu décidera d’aller.
- Tu sais, c’est pour t’aider qu’il a fait tout ça, même s’il est un peu maladroit, confia Alphonse tandis que son frère s’éloignait.
- Va-t-en laisse-moi, s’il te plait.
- Il faut continuer de croire et d’espérer. En tout cas, c’est-ce que je fais.

Dans le temple le père Cornello discutait avec deux étranges individus tout en tenant son bras meurtrit par les effets de l’alchimie.
- Le gamin avait raison, dit-il. La bague que tu m’a donné… Ce n’était pas la vrai pierre.
- C’était un leurre, avoua la femme aux cheveux noirs.. Mais lorsqu’elles sont lancées, les rumeurs ont la vie dure. Les vrais alchimistes toujours à la recherche de la pierre philosophale viendront bientôt à moi et alors là…
- Ah maudite… Qui êtes-vous vraiment? Quels sont vos desseins?
- S’il te plait Lust, commença le second individus qui était un homme petit et obèse. Puisque nous n’en avons plus besoin… Je peux manger le vieux prêtre? J’ai un petit creux.
- Régale-toi.


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