[Thibault] Final Fantasy XIII

Les romanciers en herbe pourront nous faire partager leurs oeuvres littéraires !

Modérateur : Divinités du Sanctuaire Sacré

Thibault de Mondidier
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Messagepar Thibault de Mondidier » 02 sept. 2007 11:40

Chapitre XV Voyage.

Tout le monde sortit à l’exception de Mada qui souhaitait me parler. Je regardais les nouveaux habits qu’on m’avait donnés. C’était bien évidemment des habits de noble. Ils étaient très doux au toucher.
Je tournais le dos à Mada et je commençais par ôter mes habits en lambeaux.
« Alors de quoi veux-tu me parler ? » fis-je.
« Déjà, est ce que tu te sens bien ? » fit-il.
« Oui, je vais très bien. » fis-je.

« Bon, c’est une bonne chose. Je parle en fait pour tout le groupe. On continu à s’inquiéter pour toi. »
« Anandes m’a dit la même chose. » fis-je en enfilant le pantalon qui était de couleur rouge sombre.
« Tu as l’air de prendre cela avec tant de détachement, es-tu sur de ne pas souffrir en secret ? » fit-il en croisant les bras.

Sa question commençait à m’énerver.
« Mada, j’assume ce qui m’arrive. Je ne sais pas si tu te rends compte, mais il y a maintenant trois âmes qui habitent un même corps. Je pourrai m’inquiéter mais je ne veux pas avoir votre pitié ! »
« Pourquoi cela, ne sommes nous pas tes amis ? »
« Mada, te souviens de notre première rencontre ? A ce moment là, mes amis étaient très avancés vis-à-vis de moi au niveau du savoir. Et ils avaient un peu pitié de moi. Et ça, je ne veux plus jamais le ressentir. »
« Tu as peur de montrer tes faiblesses ? »
« Oui, bien sûr. Je veux être fort pour vous tous. Pas pour me passer de vous, mais pour mieux vous protéger. Et ça, j’ai réussi à me le prouver. Pendant le combat contre Alucard, celui-ci n’a pas été tenté de s’en prendre à vous parce que je n’étais pas faible. » fis-je en soupirant.
« Mais on peut se défendre… » fit Mada.
« Oui…mais s’il devait vous arriver quelque chose, à toi, à Anandes, je ne pourrai le supporter. »
« Merci de ton attention. Mais je te demande de ne pas nous considérer comme des poids morts. Ce que tu ne sais pas, c’est que nous avons honte de nous. Nous aurions pu t’aider la dernière fois. Même Kythia, à plusieurs reprises a tenté de briser les machines qui nous empêchaient d’invoker. Nous voulons tous t’aider, alors apprend à compter sur nous…et nous en serons tous heureux… » fit-il en quittant la pièce.

Sa remarque me fit réfléchir. J’achevais de m’habiller. Je boutonnais ma chemise blanche et je mis la veste grise. Je remarquais qu’il restait une écharpe, je la pris pour m’en faire une ceinture. Sa couleur bleu sombre me plaisait.

J’allais sortir quand les paroles de Mada me revinrent en tête. Il avait raison. A trop les protéger je les mettais eux même dans une situation de gêne. J’oubliais qu’ils étaient des invokeurs et que comme moi, ils savent et ont envi de se battre.
« Tâche de ne pas oublier leur souhait et tu verras, ils te remercieront. » fit Shogun
« Tu as raison…bon, j’ai faim, allons manger ! » fis-je à voix haute.
Ce que je veux c'est une histoire universelle.

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Messagepar Thibault de Mondidier » 03 sept. 2007 11:32

J’ouvrais la porte et je vis Kythia, toute souriante qui me regarda.
« Tu es superbe dans ce costume. »

Sa bonne humeur et son sourire me faisait du bien.
« Je suppose que tu m’attendais pour le repas ? »
« Bien sûr, allez viens, je vais te montrer le chemin. »

Elle se mit à côté de moi et nous avançâmes.
Sur le chemin, j’essayais de discuter avec elle.
« Alors, Alucard ne te fait pas trop peur ? »
« Un peu. Je n’arrive pas à lire dans l’âme de ce vampire. Par contre lui nous regarde avec une certaine curiosité et un grand sentiment de supériorité. Il n’y a qu’avec toi qu’il se calme un peu. »
« Peut-être parce que je me suis mesuré à lui. »
« Sans doute. En tout cas, Kagero a bien veillé sur toi. Tu sais elle ne te le dis pas, mais elle te considère un peu comme son petit frère. »
« Oh…je ne m’en étais jamais rendu compte. » fis-je très étonné.
« C’est normal. Maman n’a jamais vraiment montré ses sentiments. On l’a toujours considéré comme une grande invokeuse, mais jamais comme une simple humaine. Elle, c’est ce qu’elle souhaitait depuis le début. Et grâce à vous tous, elle commence à oublier son immortalité. »

Je réalisais grâce à Kythia que Kagero avait souffert en silence jusqu’à maintenant. Je n’avais pas vraiment fait attention. Mais c’est vrai que depuis qu’elle a intégré notre groupe, elle a veillé sur nous. On devrait lui rendre la pareille.

Nous arrivâmes enfin devant une porte qui semblait être celle de la salle à manger.
J’ouvrais la porte et là une surprise m’attendait.

Une gigantesque table se tenait devant moi. Tous les convives et mes amis étaient là. A ma vue, le silence se fit.
« Cette tenue te va très bien. » fit Kagero.
« Merci beaucoup. »

Je regardais la table. Elle était richement garnie de couverts, de mets dont l’odeur ne faisaient que creuser mon appétit. J’en salivais. Tout était éclairé par de très nombreuses bougies. Mais je sentais que mes amis n’étaient pas très à l’aise. Il y avait de quoi. Une centaine de vampires…rien que ça. Je vis que Alucard était à l’autre bout de la table. Il se leva et leva un verre.
« Bienvenu à notre banquet Eto. J’espère que les plats que nous avons préparés seront à votre goût. Veuillez prendre place je vous prie. »

Je m’inclinais en signe de remerciement.
Kythia et moi nous prîmes place et je regardais avec envie ses plats que je ne connaissais pas.
« Je vous souhaite à tous un excellant appétit. » fit Alucard.
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Messagepar Thibault de Mondidier » 05 sept. 2007 11:43

Je regardais autour de moi, et je les voyais tous se retenir. Ils coupaient de fines tranches de viandes, et doucement ils mastiquaient. Moi j’avais faim. Je regardais Gotard qui lui aussi n’en pouvait plus. Je lui fis un signe de la tête.
Tout à coup, on se jeta sur les plats. On dévorait tout ce qui était devant nous. Les saveurs explosaient dans ma bouche.
Anandes tentait de me retenir en me faisant du coude mais rien n’y faisait. Finalement, Kythia et Kagero en firent de même.
A ce moment là, les vampires éclatèrent de rire.
« Voilà bien un point commun que nous avons, la voracité. Maitre Alucard, pardonnez mais je vais faire comme eux ! » fit l’un d’eux.

Alucard pour la première fois sourit et nous laissa faire.
Je ne connaissais pas la moitié des plats qui étaient sur la table. Mais la soif me prit très vite et je pris une bouteille et j’avalais le liquide.

A ce moment là tout le monde s’arrêta me regardant boire le liquide gorgée après gorgée.

« Ahhhhh !!! Que c’est bon. C’est quoi ? » fis-je en m’essuyant la bouche.
« Heu…du vin….et…tu as bu…toute la bouteille ! » fit Kagero.
« ha ha ha ha !!! Enfin un humain qui sait boire. » fit Alucard.
« Oui mais…eto, as-tu déjà bu ce breuvage ? » fit Kagero
« Non…jamais. » fis-je en m’inquiétant au vue de leur regard.

Les vampires éclatèrent de rire.
Le repas continuait et je commençais à avoir la tête qui tourne, et tout à coup j’eu le hoquet.

« Ca y est…il est ivre. » Fit Kagero en tapant la main contre son front.
« Eto…est ce que ça va ? » fit Anandes.

Je la regardais et je voyais son visage se déformer.
« …voui….hic…Anan…anades….hic. »
“Eto…combien de doigt je te montre ?

Je tentais de me concentrer.
« 8. »
« D’accord….bon…Gotard, Mada, vous pouvez m’aider à le ramener dans sa chambre.

Tout à coup, j’eu la nausée et je sentis quelque chose me remonter du fond de l’estomac.
Je sentis quelque chose sortir de ma bouche.


« Oh NON !!! ETO !!! TU M’AS VOMI DESSUS !! » fit Anandes.

J’entendais des gens s’activer autour de moi. Leur voix n’était pas distincte et elle me faisait mal à la tête. Je sentais qu’on me transportait, mais très vite, je tombais dans le sommeil.
« Oh non pas encore dormir ! Eto, ne boit plus jamais de vin ! » fit Shogun avant que je ne m’endorme.
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Messagepar Thibault de Mondidier » 07 sept. 2007 12:06

Je ne sais pas combien j’ai dormi, mais quelque chose me réveilla.
Il n’y avait pratiquement pas de lumière. J’avais le corps lourd et très mal à la tête. Tout à coup j’entendis quelqu’un respirer calmement mais avec lourdeur.

Le levais péniblement la tête, quand je vis une forme. Je clignais des yeux et la forme sembla se préciser. C’était visiblement un homme. Il me sembla le reconnaître et je pris peur. Sans réfléchir je me levais en trombe et je cherchais ma lance. J’avais du mal à tenir sur mes jambes, mais je me mettais en garde.

« C’est toi…toi qui m’a arraché mon bras KETHER ? » fis-je avec une certaine peur
« Non… »
« MENTEUR !! »
« Crois ce que tu veux. Cela fait un moment que je te regarde, j’aurai pu te tuer n’importe quand. »

Il avait raison. Et en l’écoutant, je ne reconnaissais pas la voix de Kether.
« Qui es-tu ? » fis-je en abaissant ma garde.
« Crhéon. »
« Et que me veux tu ? »
« Cela fait un moment que je t’observe toi et tes amis. Vous avez réunis cinq des huit cristaux. Mais vous êtes encore trop faible pour Kether. Vous ne représentez aucune menace. D’ailleurs il s’amuse de votre situation pathétique…. »
« Comment tu le sais, tu l’as rencontré ?! » fis-je en le menaçant.
« Hé hé hé…oui. Mais il n’a que faire de moi. Je ne suis qu’une ombre pour lui. Pourtant, même réduit à ça, je ne pourrai jamais lui pardonner ce qu’il a fait. Aussi, je viens te voir. »
« Tu veux que je t’aide c’est ça ? » fis-je en doutant encore de lui.
« M’aider. Petit prétentieux. Tu es encore trop faible pour prétendre aider quelqu’un comme moi. Si je viens te voir c’est pour te demander de ne pas mourir. A chaque fois qu’un invokeur se joint à vous, vous augmentez vos chances de froisser Kether. Et s’il décide de vous tuer, aucun n’en réchappera. Aussi, reste sur tes gardes et montre moi jusqu’où un descendant de la famille des gardiens peut aller ! »

Lorsqu’il eut finit, je tentais de voir ses yeux. Mais la noirceur de la pièce m’empêchait de voir. J’abaissais ma lance.
« Très bien. Nous suivrons ton conseil. Il m’a déjà arraché un bras, je ne souhaite pas qu’il fasse plus de dégât. »
« Très bien. Si tu gardes cet état de pensée, nous nous reverrons. »

Sans ajouter un mot, il disparut.

A ce moment là, la porte de ma chambre s’ouvrit et ce fut Alucard qui entra dans la pièce.

« Bien, je vois que tu as mis fin à ton sommeil. Tes amis attendent en bas. Nous allons partir vers le Nord. »
« Ah…bon très bien. Je suppose qu’on t’a dit que nous avions un vaisseau. »
« Oui. Mais l’usage de ce type de machine est impossible là où nous allons. Nous prendrons donc des chocobos. »
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Messagepar Thibault de Mondidier » 19 sept. 2007 13:22

Je fronçais les sourcils.
« Des chocobos ? »
« Comment, tu ne connais pas cette espèce ? » fit Alucard en croisant les bras.
« Non, pas du tout. »

Alucard sortit de la chambre. Il fit quelque pas.
« Suis-moi. »

Sans me poser de question, je le suivais. Nous traversâmes le château et nous prenions la direction des sous sols. Pendant ce temps, tout mes amis m’avaient rejoint et tous suivions Alucard sans poser de question.

Quand nous arrivâmes à la cave, j’entendais des couinements. Je cherchais du regard, d’où venaient les bruits. Tout à coup, je vis une dizaine de gros oiseaux. Ils étaient bien plus grands que moi. Leur pelage était de la couleur or, les plûmes étaient soyeuses. Par contre il n’avait pas de plûmes le long des pattes.

Alucard s’approcha d’eux.
Ceux-ci s’inclinèrent devant lui et se couchèrent.

Alucard s’approcha doucement d’eux et leur caressa le museau.
« Ce sont des chocobos dorés. C’est peut être la seule chose que Lucian et Altimedes ont fait de bien. Ils ont sélectionnés les meilleurs bêtes et les ont fait reproduire. Je dois dire que les résultats sont satisfaisants. Maintenant, il faut que vous vous fassiez accepter par ces bêtes. »

« Comment ça ? » fit Kagero.
« Avec ces animaux, ce sont eux qui choisissent leur cavalier et non l’inverse. Petite mog, commence. »
« Qu’est ce que je dois faire ? » fit-elle en croisant les bras.
« Entre dans l’enclos, assied toi au milieu d’eux et attends. Les chocobos vont tourner autour de toi et en fonction de ta personnalité, un d’entre eux va s’approcher de toi et te saluer. Tu devras lui caresser le coup et lui donner ce fruit que je te donne. Dans le cas contraire, s’ils sentent quelque chose de déplaisant, ils te jetteront hors de l’enclos.

Kythia eut un peu peur. Elle avala difficilement et me regarda.
Je lui donnais un sourire pour l’aider.

Elle inspira profondément et avança d’un pas décidé vers l’enclos.
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Messagepar Thibault de Mondidier » 28 sept. 2007 14:55

Elle y entra. A ce moment là, les chocobos formèrent un cercle autour d’elle. Ils firent trois pas et se couchèrent. Il y eut un instant de silence puis l’un d’entre eux couina et rampa jusqu’à Kythia. D’un coup il se souleva et battait des ailes.

« Incline toi devant le chocobo. Il t’a choisit, montre lui une preuve de respect pour l’honneur qu’il te fait. » fit Alucard.

Kythia ronchonna un peu mais elle s’exécuta. Le chocobos couina. Il semblait satisfait.
« Bien, tu peux le monter. » fit Alucard.

Le chocobos regarda sa cavalière et se coucha doucement pour lui permettre de monter.
Kythia grimpa et quand elle fut bien installée, le chocobo se dressa fièrement.

Un après l’autre, mes amis se trouvèrent leur monture. Même mada réussit à convaincre l’un des chocobos.
Il ne restait plus qu’Alucard et moi.
« Bien, après toi, il ne reste que deux chocobos. » fit Alucard en me désignant l’enclos.

J’entrais à l’intérieur avec calme sous le regard de mes compagnons.
Les deux derniers me regardèrent avec une sorte de curiosité. Ils commencèrent à tourner autour de moi mais leurs pas étaient beaucoup plus lents que pour mes camarades.

Tout à coup ils s’arrêtèrent de chaque côté de moi au niveau de mes bras. Et à mon grand étonnement ils s’inclinèrent tous les deux.
« Oh oh…je suis impressionné. Les deux chocobos te font passer une épreuve. Ils reconnaissent ta valeur en s’inclinant, mais si tu veux les chevaucher trouve le moyen de les remercier. Si tu trouves, tu pourras choisir celui que tu veux. Dans le cas contraire ils te tueront car tu leur auras manqué de respect. Tu n’as pas le droit à l’erreur et tu n’as le droit de faire qu’un seul geste. » fit Alucard avec une certaine délectation dans la voix.

Je regardais de mes yeux les deux chocobos. Ils attendaient un signe. Alors je me laissais guider par ce que j’avais vu. Ces bêtes étaient sensibles aux respects qu’on leur attribuait.

A ce moment là je commençais à m’agenouiller et je mis mes mains en avant et je m’inclinais simplement.

Je ne bougeais plus et tout à coup je sentis quelque chose me frôler. Je levais doucement la tête. Les deux chocobos étaient entrain de me toucher avec leur bec. Ils semblaient tous les deux satisfaits.
Je caressais doucement leur têtes et ils semblaient très satisfaits.
Je pris celui de droite et je grimpais sur lui.

« Impressionnant. Je ne pensais pas qu’un humain mettrait sa fierté de côté et accepterait de s’agenouiller devant un chocobo. Tu les as profondément impressionnés. Le bon geste était juste de leur caresser le front en guise de reconnaissance…mais bon…on dirait qu’avec toi je vais de surprise en surprise.

Je regardais Alucard d’un air satisfait.
« Que crois-tu Alucard, il n’est pas notre chef pour rien, va falloir t’y habituer. » fit Kagero.
« Pff…il faut toujours que tu es le dernier mot, immortelle. »
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Messagepar Thibault de Mondidier » 25 oct. 2007 18:30

Je regardais mes amis avec le sourire.
« Bon, on peut y aller Alucard. »

« Soit, mais avant de partir… »

Il claqua des doigts et un serviteur se présenta devant nous sans que je sache d’où il vienne.
Il s’inclina et présenta des fourrures.

« Prenez ça pour le voyage. La température ne monte guère haut là où nous nous rendons. »

Tout le monde prit les fourrures sans que quelqu’un n’ajoute mot.

Alucard ouvrit la marche. Les chocobos avançaient à une vitesse impressionnante. Pourtant aucun ne semblait faiblir.
Le paysage était monotone. Une gigantesque plaine. Le vent soufflait brutalement et la végétation avait de la peine à pousser. L’être de lumière ne perçait plus à travers les nuages.
Plus nous avancions, plus je sentais la température baisser. Bientôt, nous étions tous emmitoufler dans le fourrures d’Alucard.

Après 5 lever de l’être lumière nous apercevions au loin une petite chaîne de montagne. Elle n’était pas très grande, leurs sommets étaient très arrondis, mais elles étaient recouvertes de neiges.
« Bien voilà la vieille chaîne de Calaska. Il y a des millénaires, elle était beaucoup plus imposante, mais la nature continue son œuvre. Toutefois nous camperons non loin de là, car cette zone est connu dans tout le continent pour ses sources d’eau chaudes. Je pense qu’au vu de vos mines décrépites que vous en avez tous grand besoin. » fit Alucard en nous indiquant la direction.

Il est vrai que le froid commençait à se faire pénétrant et le sommeil commençait à me gagner.
Je fis un signe de la tête à Alucard qui montrait mon accord.

Alucard prit la tête du groupe et se dirigea vers les montagnes. Elles ne cessaient de grossir et en même temps, je sentais les chocobos allé plus vite, comme s’ils ressentaient notre fatigue. Au bout d’un moment, l’air commençait à s’humidifier, il y avait à la fois des couches chaudes et froides dans l’air.
Tout à coup, au loin nous vîmes de la vapeur s’échapper de la terre.

Nous nous approchâmes et nous vîmes dans une crevasse des sources par dizaine. J’avais les yeux qui pleuraient tellement il me tardait de me plonger là dedans.

« Alors je suis désolé mesdames, mais ici c’est la nature, donc bains mixtes. Vous devrez allez plus loin si vous ne souhaitez pas être observées. »
« Très bien, mais dépêchons nous, je n’arrive plus à résister à cette chaleur ! Je suis transite de froid ! » fit Kythia.

Les chocobos forts de leur agilité parvinrent à rentrer Ils fonçaient vers les sources, eux aussi attirés vers la chaleur. Une fois à leurs pieds sans faire attention, je me déshabillais à toute vitesse. Et une fois nue je me plongeais dans la source et je m’y laissais tomber.

« AHHHHHHHHHH…..C’EST BON !!! » fis-je.
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Messagepar Thibault de Mondidier » 29 oct. 2007 11:09

La chaleur pénétrait dans mon corps et j’osais à peine sortir le visage de l’eau tellement la sensation était agréable.
J’entrevis mes amis dans la fumée.
« Bon, ben je crois qu’il y a assez de sources pour que chacun trouve son bonheur. Repose toi tranquillement et quand tu te seras rhabillé prévient nous. » fit Kagero souriante.

Je fis un hochement de la tête pour leur donner mon accord. Ils s’éloignèrent.

Il y eut un moment se silence quand tout à coup j’entendis Gotard hurler.
« AHHHH….LE PIED TOTAL !!! »
« Gotard ! Un peu plus de discrétion, ils sont douteux tes hurlements de satisfaction ! » fit Kagero.
« Oh ça va….pour une fois que j’exprime ce que je ressens ! »
« Ben exprime le moins fort ! » fit Kythia.

Cela me faisait rire car je ne les voyais pas et pourtant ils semblaient tout proches.

Tout à coup, j’entendis quelqu’un approcher.
« Qui est là ? »
« Rassure moi….ce n’est que moi Anandes….je j’aimerai te parler….je peux venir ? »

A sa question, je sentais mon cœur s’accélérer. Je pensais à ce que m’avait dit Gotard et je tentais de garder mon calme.
Je m’adossais contre l’extrémité du bassin.

« Oui…tu peux venir…cela ne me dérange pas. »

J’entendis son corps rentrer dans l’eau et à ce moment là un trou se fit dans la fumée et je la vis, elle était nue et ses joues étaient déjà rouges. Par respect je détournais mon regard.

« C’est vrai que dans ton bassin l’eau est vraiment agréable… » fit Anandes
« Oui…Anandes, que voulais tu me dire ?

« Je….c’est assez délicat vois-tu…c’est quelque chose qui a grandis en moi….je ne veux plus le garder pour moi…ça me fait presque souffrir. »
« Quoi donc…tu as mal quelque part ? » fis-je inquiet.

« Je….Eto…Je voudrai savoir quelque chose… »

Elle se rapprocha de moi ce qui me gêna extrêmement. Je rougissais et cela se voyait…mais malgré le mal de ventre que j’avais désormais, je continuais à la regarder dans les yeux

« Eto….ce que je vais te dire…j’aimerai que tu le gardes pour toi…je n’ai pas trop envi que les autres le sache…enfin ils le sauront tôt ou tard mais pas tout de suite… »
« D’accord, je te promets de me taire et de garder le secret. »

« Eto…je….je t’aime….je t’aime depuis le moment où je t’ai rencontré…tu…tu as changé ma vie…et tu m’as changé moi…je ne me reconnais plus…tu…tu m’as fait aimé la vie…et c’est à tes côtés que je me sens vraiment vivante…. » fit-elle en pleurant.

Je m’approchais d’elle et je sortis ma main de l’eau pour toucher son visage.
« Anandes…pourquoi tu pleures ? »
« Idiot…je suis débordé par un sentiment que je n’ai jamais ressentit auparavant…et dont tu es le créateur…et je n’arrive plus à le contrôler. »

Tout à coup sans que je fasse quoi que ce soit elle s’approcha de moi rapidement et ses lèvres se collèrent aux miennes. C’était une sensation incroyable, un frisson me parcoura le corps. Il n’y avait pas de mot pour décrire la douceur de ses lèvres et la parfum de son corps m’arrivait aux narines. J’étais comme enivré.
Je décidais de répondre à son baiser en ouvrant légèrement ma bouche. Je fis passer doucement ma langue pour toucher ses lèvres. Au moment du contact elles s’ouvrirent et je pu toucher sa langue. C’était comme un feu ardent mais en même tant il y avait une douceur à son contact. Je sentais son corps se coller au mien. Elle me serrait de toutes ses forces et cela m’impressionnait. Doucement je m’éloignais de son visage. Nous avions gardés nos yeux fermés et au moment où je les ouvris elle me regarda en pleurant.

« Merci….Eto…pour la première fois de ma vie…je me sens enfin complète….et j’ai envie de vivre pour quelqu’un…..toi… »
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Messagepar Thibault de Mondidier » 22 nov. 2007 18:28

Chapitre XVI : Un nouvel invokeur.

L’expérience avait été unique. Je ressentais encore la douceur des lèvres d’Anandes sur ma bouche. Elle m’avait embrassé et après un long baiser, elle ressortir du bain. Dans la fumée elle dit encore quelque chose.

« Tu connais maintenant mes sentiments pour toi Eto. Maintenant, je veux connaître les tiens. Prend ton temps pour me répondre, mais je veux les connaître. »

Après cela, je ne savais plus quoi penser. Shogun n’était même pas intervenu pour me dire quelque chose.
Moi je n’arrivais même plus à me concentrer. Je n’arrivais même plus à me concentrer sur ce que j’éprouvais pour elle.
Sans réfléchir je sortais du bain.
J’entendis Kythia s’approcher. Elle déclencha un sort qui me sécha en quelque seconde. Je le remerciais puis je m’habillais.
« Alors, elle s’est déclarée ? » fit-elle en s’asseyant.
« Oui.. »fis-je en souriant. Je ne me reconnaissais même pas. J’arrivais pas à mentir.
« Bien…et toi que lui as-tu dit ? » fit-elle en essayant de fixer mes yeux.
« Rien…je n’arrive même pas à être sur de ce que je ressens pour elle. »
« Moi je la trouve bien. T’es mon papa…moi je veux bien Anandes pour nouvelle Maman. »

A ce moment là, je sentis me visage se réchauffer.

« Hi….hi hi hi hi. J’adore quand tu rougis Eto. Je suis heureuse de vous suivre. »
« Et moi je sais plus où me mettre ! »

Elle éclata de rire.
Malgré les évènements, je réussis à trouver le sommeil. Anandes quant à elle faisait encore comme si rien ne s’était passé. Le lendemain, nous arrivions enfin à notre destination.
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Messagepar Thibault de Mondidier » 07 déc. 2007 13:44

Nous étions tout près des monts de Calaska. J'arrivais enfin à entrevoir une cité au loin. Il faut que depuis peu la neige et le vent s'étaient calmés. L'être de lumière brillait de tout son éclat, mais la température restait anormalement froide et la neige ne semblait pas fondre.
Les chocobos, eux, ne semblaient pas souffrir du froid.
Au bout d'un moment, nous arrivions enfin aux portes de la cité. Le spectacle était sans pareille. Il y avait un long mur qui semblait encercler la cité, mais personne ne semblait garder l'entrée. Je m'approchais avec mon chocobo du mur et je fus étonné de voir que c'était de la glace.
"Bienvenu à Schamballa; la cité de glace. On raconte que l'une des chimères crée par votre race a été la seule à ne pas se rebeller contre l'humanité. Elle choisit d'elle même l'invokeur de l'eau choisit de prendre elle même un morceau du cristal de l'eau. Avec la fin de la guerre, on dit qu'elle vint ici pour fonder une cité. Elle accepta tout ceux qui désiraient sincèrement la paix. Par sa force, elle créa ce mur de glace et un palais. Avec le temps, et comme la glace ne fondait jamais même avec du feu à côté, les hommes canalisèrent les sources d'eau chaudes. Je ne suis entré qu'une fois dans cette cité. C'était au moment de sa création. Depuis, je n'avais aucun désir de revenir ici." fit Alucard en descendant se son chocobo.

"Merci Alucard pour toutes ses informations. Alors si nous réussissons, le cristal de l'eau, du vent, de la terre seront complets. Donc redoublons de prudence. Si l'homme à la cape revient, ce ne sera pas pour nous complimenter de nos exploits." fit Mada à juste titre.

Je descendis moi aussi du chocobos, et j'avançais vers la porte. Je frappais, en espérant avoir une réponse.

Tout à coup, une petite trappe s'ouvrit.
Je vis un homme. Il avait la peau beaucoup plus sombre que la mienne, ses yeux étaient légèrement étirés et il avait les joues bien rouges. Il me dévisagea avec surprise et son regard se porta vers mes amis.

" Des étrangers ? Ici ? Vous avez du courage pour avoir accomplit tout ce chemin. Il sortit quelque chose de son manteau qui ressemblait à de la fourrure d'animail. Cela ressemblait à une pierre...
"Oh pierre, contemple les âmes de ces créatures de la terre et dis moi s'ils ont l'âme en paix pour pouvoir entrer dans la cité !"
Ce que je veux c'est une histoire universelle.

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Messagepar Thibault de Mondidier » 20 déc. 2007 19:03

L’homme approcha la pierre de mon corps. Cela ressemblait à de la glace. A mon contact, je fus surpris du froid de la pierre. Cela me faisait mal. La pierre commença à dégager une lueur bleutée.

« Oh…Vous aussi vous êtes un invokeur de l’eau ? » fit l’homme.
« Comment savez vous cela ? » fis-je très étonné.
« La pierre est entrain de me parler. Elle contient une partie du pouvoir de Shiva, la chimère de l’eau. Je vous en prie, veuillez m’excuser pour mon manque d’hospitalité. Vous et vos amis êtes autorisés à entrer.

L’homme ferma la petite trappe. La porte de glace s’ouvrit dans un grand fracas. Elle n’avait sans doute pas bougé depuis fort longtemps.

Nous entrâmes. Je fus ébloui. Le village ne semblait pas grand mais il y avait quelque chose de merveilleux. Les maisons ne se ressemblaient pas contrairement au royaume de Midgard où il y avait une uniformité. Là chaque maison portait des signes distinctifs. De petites sculptures de Glace représentant des femmes ornaient les maisons. Celles-ci étaient en glace mais la surface était couverte d’une couche de neige épaisse.

En marchand, je vis une famille sortir d’une maison. Je pu voir l’intérieur. Il y avait un feu au centre de la maison. La fumée sortait par un orifice. Je ne sais pas ce qu’il brûlait, mais je réussi à sentir la chaleur de là où j’étais. L’intérieur était simple. Des peaux de bêtes un peu partout, ils devaient être de bons chasseurs. Des lits en une matière que j’ignorais, des os peut-être.
Mada regarda et me dit que la matière était de l’ivoire. Je ne comprenais pas. Mais sans doute cela servait.
Bref, se village semblait isolée mais les habitants semblaient s’en sortir.

Nous avancions, tout le monde nous regardait, certains semblaient effrayé, d’autres fasciné.
Kagero demanda où se trouvait l’invokeur.

Tout le monde désigna le temple au centre du village.
Nous nous y dirigeâmes. Ce n’était pas difficile, on nous guida et dès l’entrée, on arrivait à voir un monument dépassant tous les autres. A l’instant où je le vis, je m’arrêtais. Il était deux fois plus grand que le temple de Kagero. Il était tout en glace. Mais il était cerclé de plusieurs piliers gigantesques. Il semblait y avoir une frise qui entourer le bâtiment. Une femme s’approcha de nous. Elle était d’une beauté impressionnante. Elle portait un fin manteau de fourrure, ses yeux étaient bleus et elle avait les cheveux couleur d’or.

« Je vois que même les étrangers savent apprécier le temple de la chimère Shiva et de son invokeur Reallia.

Au moment où la jeune fille prononça le prénom de l’Invokeur, Shogun sortit de sa torpeur et me prit avec violence ma place.
« Jeune fille, vous avez bien dit Réallia ? » fit-il avec empressement.
« Oui…ben tiens, regardez, je crois qu’elle a senti votre présence. VOUS TOUS ! L’INVOKEUSE SE MONTRE !! »
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Messagepar Thibault de Mondidier » 17 janv. 2008 16:16

Une femme sortit. Shogun ne semblait plus tenir en place. Je regardais et je voyais une femme à l’allure provocante. Elle portait un simple tissu qui entourait sa taille et tombait entre ses jambes et il recouvrait de la même façon ses fesses. Par contre, le dit tissu semblait richement cousu. Il semblait y avoir des motifs dorés d’une grande précision Elle semblait porter de petites chaussures dans une matière transparente. Ses jambes étaient à l’air libre et rien qu’à la voir, j’en avais froid. Son ventre aussi était à nu. Elle portait une bande qui recouvrait sa poitrine. Le tissu semblait tout aussi précieux et délicat.
Dans sa main droite se tenait un bâton orné de pierres d’un bleu profond. Par contre, nous n’arrivions pas à voir son visage qui était caché par un masque. Il y avait des bandes pourpres qui définissaient le contour des yeux et qui semblaient créer un chemin pour les larmes.
Ses cheveux étaient d’une blancheur magnifique.

Elle s’approcha avec grâce de nous. Shogun était de plus en plus excité. Il ne tenait plus en place.

Elle semblait nous regarder au travers de son masque.
« Invokeuse, voici les étrangers qui viennent d’arriver. » fit un des hommes du village.
« Je vois que les invokeurs sont presque tous réunis. Il ne manque plus que les invokeurs du feu. Et je vous-même que ce cher Alucard est des vôtres…impressionnant. » fit-elle d’une voie très douce.

Tout à coup elle me regarda avec insistance.
« Non…ce n’est pas….ces yeux rouges….et pourtant si…alors mon amour…. …cela fait des siècles que nous ne sommes vus ! »

A ce moment là ce fut la consternation générale.
« Pardon ? Qu’as-tu dit ? » fit Gotard.
« Mon amour, comme toi je me suis réincarnée…notre amour est si fort qu’il a préservé notre mémoire….mon âme comme la tienne est restée longtemps à errer avant de trouver le bon réceptacle…je ne t’ai pas oublié ! »

« Moi non plus….toi…qui a…tant compter pour moi….je n’osais espérer….je pensais que ton esprit avait été détruit….et tu es là….. »

Elle se rapprocha de moi.
« Je meurs d’envie de te toucher….je ressens à travers toi mon ancien compagnon…Haku…pourtant ton âme est différente que dans mes souvenirs…. »

« Dites…je ne voudrai pas interrompre ces charmantes retrouvailles, mais nous tous on ne comprend rien à vos dires. Comment cela se fait qu’elle se souvienne de tout et pas nous ? » fit Anandes.

Je voulais intervenir aussi, mais Shogun me demanda de ne pas intervenir.

« Oui…je crois que cela vaut bien quelques explications. Je vous en prie, soyez mes invités dans le temple de Shiva. »
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Messagepar Thibault de Mondidier » 04 avr. 2008 13:20

On allait se diriger vers le temple quand un individu arriva.
« Grande invokeuse, je vous prie de m’excuser….mais aujourd’hui…c’est le jour où vous nous laisser une chance…. »

Reallia le regarda et fit un hochement de la tête.
« Oui…tu as raison…dit aux hommes que j’arrive. »

Tout à coup le jeune homme eut le sourire aux lèvres et parti en courant.

« Excuse moi…mais qu’est ce qu’il voulait dire ? » fit Kythia.
« Hmmm ; finalement ça va me servir. Je porte un masque car depuis mon enfance, je n’ai jamais souri, car j’avais perdu mon amour. Hors en devenant femme, les hommes de cette ville veulent me redonner le sourire. Ils étaient très….pressants….alors j’ai fait une sorte de jeu. Je danse de temps en temps le bout d’une danse, et un soir, lorsque la lune est pleine les hommes qui ont l’audace de vouloir me rendre le sourire viennent. S’ils se trompent, ils reçoivent un nombre de coup de fouet égal aux nombres de fautes.

« C’est très cruel ! » fit Mada.
« Je n’oblige personne. Tous les hommes connaissent les règles. »
A ce moment là, elle enleva son masque.
Shogun retint son souffle et moi je découvrais son visage.
Elle avait un visage magnifique, quasi divin. Les traits de son visage étaient très doux, elle avait un petit nez, ses joues étaient peu prononcées. Elle avait de petits yeux mais leur couleur était sublime. Ils étaient dorés, chose que je n’avais encore jamais vu. C’était une perfection. Mais en effet, elle ne souriait pas. Tout à coup, j’eu un souvenir de la part de Shogun qui se projeta dans mon esprit. Je vis Reallia, elle portait les mêmes vêtements, mais là, elle souriait et elle semblait épanouie. Notre cœur battait la chamade.

« Vous êtes d’une beauté sans égale. » fit Alucard en s’inclinant.
« Je vois que vous n’avez rien perdu de votre caractère de séducteur, Alucard. En faite, cette cérémonie va me permettre que j’ai bien en face celui que j’aime. Il y a quelque chose qui me titille qui me dit que ce n’est pas vraiment toi. Quand j’étais à Babélia tu as été le seul à avoir réussi à danser avec moi…j’espère que ta mémoire n’a pas fléchie avec le temps… » dit-elle en s’approchant de moi et en me caressant la joue.

Là je sentis un coup dans la jambe. Shogun se retourna et vit Anandes qui semblait furieuse.
« Ben…Anandes, pourquoi tu tapes Shogun ? » fit Kythia ?
« Shogun…alors c’est le nom que tu t’es donné ? Décidément, je doute de plus en plus….ne me déçois pas ! » fit Reallia en descendant les marches du temple.

Shogun poussa un soupire et ferma les yeux. A ce moment je vis à quoi il pensait. Il se remémorait une danse, tout défilait très vite, je ne comprenais rien. Mais Shogun ne voulait pas me laisser reprendre le contrôle de mon corps.
Cela m’agaçait.

Nous suivîmes donc Reallia qui se dirigeait vers la place de la ville. Un cercle délimitait la place et les maisons étaient construites autour. C’était une place assez grande, avec au centre un monticule. Autour de cette bute, il y avait des femmes qui préparait leurs instruments. Shogun regardait autour de lui, toute la ville semblait s’être réunis pour l’évènement.

Reallia monta sur la but. Les hommes ne fixaient qu’elle.
« A votre demande, je vais danser. Faites de votre mieux. Voilà deux mois que je danse devant vous. J’espère que vous avez bien mémorisé ma chorégraphie. Alors, qui veux tenter sa chance ? »

Les hommes étaient tous sur le point de se prononcer lorsque Shogun s’avança d’un pas ferme.
« Moi. Je veux essayer. »

A ce moment là, un silence se fit. Un homme passa près de nous.
« Petit, tu es sûr ? J’espère que tu sais ce qui t’attend si tu te trompes ne serait-ce qu’une fois. »

Shogun le regarda d’un air sur.
« Je vais vous montrer. »
Shogun lâcha ma lance et le sac que je portais. Il resserra la ceinture et monta sur la bute.
Reallia nous regardait.
« Bon courage…j’espère que tu ne regretteras pas ta décision. »

La musique débuta. Réallia commençait à se déhancher autour de nous. Shogun effleura la main droite de Reallia avec la sienne et passa derrière elle.
Il fit frôler ses mains sur le dos de Reallia et les fit descendre jusqu’à la taille.
Le rythme de la musique était envoutant.
Tout à coup, Shogun empoigna la main de Rellia et elle se tourna. La musique se fit entraînante. Nous tournâmes avec beaucoup de grâce, c’était une succession de petit retournement, tout n’était qu’effleurement. Mais Shogun me transmettait sa transe, ses envies, son amour pour elle. Tout à coup, Reallia recula et prit son élan, Shogun la ratrappa au vol, en faisant un demi tour. Il tendit son bras et Reallia l’utilisa comme une barre pour tourner autour. La musique accélérait, nous étions transporté par le rythme. Les femmes jouaient divinement. Shogun regardait à présent sa partenaire, elle avait les yeux qui pétillait de bonheur. Les hommes qui assistait à la danse n’en croyait pas leurs yeux. Et ils commencèrent à encourager Shogun, ils lui demandaient de la faire sourire.
« Mada, envoie moi ma lance ! » fit Shogun.

Mada s’exécuta et lui donna.
« Prête ? » fit Shogun à Reallia.
« Avec toi ? Toujours. »

Elle s’accrocha à la lance Shogun commença à la faire tourner. Quand le mouvement fut assez ample il la fit projeter vers le haut, Reallia lança la lance vers le Sol et Shogun évita en tendant les bras pour récupérer Reallia. Elle se laissa tomber et là Shogun la fit tourner autour de notre corps et au dernier moment la fit passer par les jambes et la releva.
Reallia le regarda, elle souriait à présent. Son visage était splendide.
« Encore mon amour, fait moi rêver comme ce fameux soir où tu as conquis mon cœur ! »

La valse recommença. Shogun ne pensait plus qu’à elle. Il était en transe. Ils firent des figures magnifiques, tout était synchrone, ils avaient juste besoin de se regarder. Reallia prit son élan et sauta dans les bras des Shogun, il la fit passer d’un côté et de l’autre de son corps et la retourna pour se coller dos contre elle. La chanson sembla se finir en éclat et là, Reallia avec le sourire embrassa Shogun.
Ses lèvres étaient brulantes, je n’étais que spectateur, mais je ressentais leurs fougues communes. Et là, je sentis un malhaise…Anandes…je ne pouvais pas la voir, les yeux étaient fermés…mais malgré cette déferlante de sentiments…comment allait-elle réagir ?


Reallia décolla ses lèvres des miennes et me regarda, ses yeux semblaient briller. Elle me dévisagea en souriant.
« C’est bien toi…voilà bien longtemps que mon cœur n’avait pas battu aussi vite…mon aimée…viens avec moi…j’aimerai te parler. »

Reallia me prit par la main et m’emmena avec elle. Elle passa par la foule, les hommes étaient en joie, il applaudissait Shogun, je passais devant mes amis, ils me regardaient tous. Je rassemblais mes forces pour reprendre le contrôle j’allais parler mais Gotard parla avant moi.

« Ne t’inquiète pas, je sais que c’est Shogun qui a dansé...on va trouver un endroit pur dormir…mais ne te laisse pas trop dominer ! » fit Gotard.

A ce moment là, Shogun reprit le contrôle.
« Laisse moi un peu avec elle…tu as longtemps dominé, j’aimerai bien un peu de liberté. »

Il n’avait pas tort. Je me résignais, en pensant que ça irait mieux plus tard.*

Nous nous éloignâmes des foules et on se retrouvait à présent dans son temple.

Elle me regardait à présent en détail et elle remarqua mon bras en métal.

« Tu as perdu une partie de ton corps ? » fit-elle inquiète.
« Oui. Un homme en capuche me l’a pris. »
« Hmm, alors il est de retour…Kether. Celui qui domine ce monde. »
« Tu le connais donc ? » fit Shogun inquiet.
« Oui et il ne te laissera pas toi et tes amis tranquille. Si tu es arrivé jusqu’ici, tu es à présent une gêne qu’il ne peut ignorer. Tu as réunis les cristaux de l’eau, de la terre et du vent. Il ne reste plus que le feu. »
« Mais avec un tel pouvoir, ne pouvons nous pas le vaincre mon amour ? »
« Hmm, je vois que ta mémoire te fait défaut. Lors de la grande guerre, c’est lui qui a trahis le camps des gardiens. Il a tué ses parents et s’est emparé du cristal suprême. Il a le pouvoir du cristal suprême, le cristal de la lumière. Et en son sein, il y a les deux chimères mythiques, Bahamut et Alexandre. Ce sont elles qui sont à l’origine de l’univers. Le cristal les a crée pour se protéger. Avec le temps, Alexandre a crée les hommes. Ceux-ci étaient dévoués, et cherchaient un moyen de remercier Alexandre pour son geste. Alexandre et Bahamut créèrent les cristaux. Alexandre créa les peuples des dragons du ciel, Bahamut ceux de la terre. Ceux du ciel servaient les cristaux, ceux de la terre servaient aidaient ceux de la terre en nourriture, énergie, technologie. » fit Reallia avec calme

« Et au fil des siècles, ceux du ciel ont pris leurs distance et ceux de la terre cherchèrent a être les gardiens des cristaux, et ainsi vint le guerre. » fit Shogun avec inquiétude.

« Tu as tout compris. Kether a profité de la guerre pour prendre le pouvoir. Maintenant si on veut le renverser, il faudrait déjà rejoindre Babélia, mais même avec le cristal du feu, on ne pourrait le tuer car il a la protection des deux chimères ultimes. » fit Reallia avec résignation. »

« Il n’y a donc aucun moyen de se battre ?! » fit Shogun résolut
« En fait, j’ai dit qu’il a la protection des deux chimères, mais en fait, j’ai entendu lorsque j’étais invokeuse à Babelia une légende. Elle disait que les deux chimères résonnaient en termes d’équilibre. Et que si jamais celui qui a demandé protection rompait l’équilibre, les chimères choisirait un camp. »

Un silence suivit sa phrase. Shogun la regardait avec espoir.
« En d’autres termes on doit convaincre les chimères que Kether a rompu l’équilibre….mais avant ça…il nous reste le cristal de feu…et je ne pense pas qu’il va regarder les évènements sans agir. C’est une lueur d’espoir, une fine lueur qui peut s’éteindre à tout moment. » fit Shogun en se rapprochant de Reallia et en caressant doucement sa joue.

« Tu m’as retrouvée je ne veux plus te quitter. Je t’ai attendu pendant des siècles..Mais je n’ai rien perdu de mon savoir, je connais la voie qui mène au continent du feu. Car je ne sais pas si tu es au courant, mais le cristal du feu a été récupéré au fil des siècles par une famille : Les Mundii. J’ai appris qu’ils ont réussi à régner sur tout un continent. Mais le plus grave est qu’il semble que la famille ait les faveurs de Kether. » fit Reallia d’un ton grave.

« C’est sans doute pour ça qu’il n’a rien tenté contre nous. Toute une partie de la planète est sous les ordres de Kether, il a donc sans doute des ressources importantes. Donc, on compte sur toi pour nous y emmener. On a pas vraiment le choix » fit Shogun d’une voix grave.

J’en avais moi-même froid dans le dos. Mais je n’arrivais toujours pas à reprendre le contrôle de mon corps. Je me résignais et je décidais de m’endormir en attendant de voir ce que me réservait l’avenir sans chercher à savoir ce qui allait se passer entre notre nouvelle invokeuse et Shogun.
Ce que je veux c'est une histoire universelle.

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Messagepar Thibault de Mondidier » 21 juil. 2008 11:31

bonjour à ceux qui continuent à me lire. Enfin un peu de temps, et un chapitre de terminé. Voilà, bonne lecture.

Chapitre XVII Passé et Révélations.

Tout restait noir autour de moi. Je rêvais, et j’appréciais de m’en rendre compte. Je voyais un magnifique paysage, une prairie, comme dans le village des mogs.
Loin de moi se tenait Anandes, elle était de dos, une petite brise remuait ses longs cheveux. Je me rapprochais doucement d’elle. J’étais à présent juste derrière elle. Je lui mis la main sur l’épaule quant tout à coup elle se retourna. Le corps se modifia et je reconnus Kether.

« Te revoilà devant moi…je vois que ton esprit est entrain de faiblir…tu ne supportes pas d’être laissé au second plan…Ton amour…doute de toi ! »
« ASSEZ ! »

Le corps s’estompa et moi je me réveillais. Encore une fois, je n’étais pas maître de mon corps.
Je poussais un soupir de désespoir. Shogun était toujours le maître. Je regardais ce qu’il percevait, nous n’étions plus sur terre. La mer ? Sûrement. Nous étions sur un bateau, je voyais Kythia, Mada et Gotard qui discutait dans un coin du navire. Kagero se trouvait tout à l’avant. Par hasard Shogun entendit un oiseau et leva la tête. Je pu voir qu’Alucard qui était en haut du mat. Je tentais de trouver Anandes mais elle ne semblait pas là.

« Shogun ! »

Il ne me répondait pas.
Tout à coup je sentais une pression sur le bras droit et là, je redoutais le pire.
Shogun pencha son visage vers Reallia et l’embrassa. Elle le regardait avec le sourire et tout à coup, j’entendis la voie de Reallia et se qu’elle dit me fit mal au cœur.
« Merci pour la belle nuit que tu m’as fait passer. »

Et là, j’entrais dans une colère noire.
« SHOGUN !! »

Enfin il se retrouva devant moi.
« Tu l’as fait ?! » 
« Je ne vois pas pourquoi tu es si surpris, ce corps est autant le mien que le tien. Tu dormais hier soir, tu n’as même pas cherché à discuter avec Reallia. »
« Ah parce que je le pouvais ? Je ne pouvais même plus intervenir et bien sûr, je suppose que tu n’as pas vu qu’Anandes était jalouse et blessée ? »
« Ca ce n’est pas mon problème, si elle n’est pas capable de comprendre qui est qui c’est qu’elle est plus bête qu’elle en a l’air. »

A ce moment là, je ne réfléchissais plus, je tentais de le frapper. Mais il évita mon coup.
« Tu es pitoyable. Et quant tu as serré très fort Anandes contre toi dans les bains, tu étais bien content que je n’intervienne pas. »
« Mais ce n’est pas la peine de laisser les sous-entendus pour Anandes ! » fis-je furieux

A ce moment là, je réussis à reprendre le contrôle de mon corps. Shogun était furieux mais je faisais tout pour garder le contrôle.
« Reallia, je dois parler à Anandes. »

Elle me regarda et comprit que ce n’était plus Shogun qui était à côté d’elle.
« Je t’en prie…mais j’aimerai aussi une fois te parler. »

Sans lui répondre, je descendais dans la cale.

J’entendais des pleures. J’avançais au milieu des tonneaux et je la découvris assise entre deux caisses.

« Oh…Anandes… » fis-je avec le ventre qui se tordait.

Elle me regarda et m’adressa un regard noir.
« Alors…la nuit était bonne ? »
« Que…tu crois que…j’ai… »
« Oh, tu n’as pas besoin de me donner tous les détails… »
« ANANDES ! Je…tu n’as toujours pas compris qu’il y avait deux personnes dans ce corps ! Il y a moi ET Shogûn…mais…
Elle semblait m’écouter puis sans que je comprenne quoi que ce soit Shogûn reprit le contrôle de mon corps.

Anandes nous regardait.
« Regarde bien mes yeux Anandes, je n’ai jamais eut les yeux rouges, les miens sont toujours bleus. Quand nous échangeons nos âmes, nos pupilles changent. Je ne suis pas intervenu avant, mais devant la situation, je vais tout éclaircir. J’ai retrouvé mon amour avec Reallia et je ne suis absolument pas attiré par toi. Mais maintenant qu’elle est là, je veux rester avec elle. Sans moi, Eto n’aurait jamais réussir à Midgard contre les princes. Il m’est redevable. Aussi, ne t’attend pas à revoir ton Eto aussi souvent. »

« Tu…tu es incroyable…Shogun…et je ne suis pas d’accord. Quand Eto est venu dans ma ville, c’est lui et lui seul qui a terrassé Valefore. Elle-même le dit à mon esprit…Cette situation ne peut plus durer, je jure de trouver un moyen pour vous séparer.... »
« Je te souhaite bien du courage. »

Shogun se détourna d’elle et malgré tout, j’entendis qu’Anandes se relevait et je vis qu’elle coura sur le pont mais elle avait l’air déterminée. Quand je ressortis de la cale, je la vis entrain de discuter avec Kagero. Je me sentais un peu mieux. Mais je me rendais compte que j’étais piégé. Shogun ne me laisserait plus aussi facilement intervenir qu’avant.

Je réfléchissais et la situation était devenue difficile pour moi. Et puis, je pris une décision. Intervenir par la force ne me mènerait à rien, sinon accroître le mépris de Shogun. Il n’avait pas complètement tort. Ce corps lui appartenait. Mais sans que je comprenne pourquoi, une pensée malicieuse se glissa dans mon esprit. Est-ce que Shogun va réussir à maintenir le groupe. Est-ce que les autres vont accepter mon absence. Je réalisais que hormis Reallia, Shogun ne s’était vraiment pas lié avec mes amis. J’étais à la fois peinée et excité de savoir comment la situation allait évoluer. Mais malgré tout, Shogun avait un amour pour quelqu’un. Anandes a raison, si cela continu comme cela, il va falloir penser à trouver une solution pour nous séparer, lui et moi.
Comme j’avais du temps devant moi, j’allais tenter quelque chose.

Je calmais mon esprit et je voulais descendre. Descendre dans mon inconscient pour trouver Ashura et me renseigner. Shogun était un gardien, il m’avait parlé d’un code. Je voulais comprendre.
Tout à coup, je sentis que je franchissais quelque chose. Je regardais autour de moi, il y avait des images de lieu que je ne connaissais pas. Je ressentais de la douleur, de l’excitation et même des pulsions meurtrières et charnelles.
Tout à coup, je vis devant moi Ashura.
« Que viens-tu faire ici ? Shogun n’avait jamais osé entrer dans votre subconscient. »
« Je suis venu te parler. Après tout, même si tu n’es pas présent tout le temps, tu vis dans ce corps. »
« Vivre est un bien grand mot. Le terme de parasite est plus approprié. »
« Ce n’est pas là l’important. » fis-je en m’approchant.
« Alors que veux-tu savoir ? »
« Shogun m’a parlé d’un code des gardiens, sans entrer dans les détails. Est-ce que tu sais quelque chose sur ça ? »
« Bien sûr. Je vais te raconter ce que je sais mais avant j’aimerai savoir :Tu es quelqu’un de curieux, je suis une âme maudite, je peux te conduire jusqu’à la folie et pourtant tu ne sembles pas me craindre au contraire de Shogun. »
« En vérité j’ai peur de toi. Mais je me trouve dans mon inconscient. J’ai lu à la Bibliothèque que ce « l’inconscient » était le domaine de notre esprit où nous refoulons ce qui nous fait mal. C’est la faiblesse humaine en quelque sorte et grâce à ça, tu peux survivre tout en influençant sans qu’on le sache nos actes. Donc, j’affronte mes peurs en venant ici et puis je suis quelqu’un de curieux… »

A ce moment il éclata d’un rire qui me donna des frissons.
« Tu es une âme très intéressante. Le code des gardiens ? Oui, ce code a été élaboré après ma mort. Comme je te l’ai dit, les gardiens et les invokeurs ne doivent jamais avoir de liaison. Cette règle a été dictée car j’ai aimé une invokeuse. En réalité c’était un amour réciproque. Mais le fait qu’un gardien et une invokeuse se lie présentait un grand danger. »
« Pourquoi cela ? » fis-je.
« Pour une raison qui a la base semble stupide. Pour devenir un invokeur ou un gardien, il faut le mériter. Après la mort d’un invokeur, le cristal émettait un son qui se diffusait sur la terre. Ce son était un signal, mais seul ceux que le cristal trouvait méritant pouvaient l’entendre. Des  épreuves attendaient ceux qui avaient entendu le son du cristal. Toutefois, dans mon cas on craignait qu’une descendance arrive et qu’elle soit favorisée. Que cette descendance puisse entendre à coup sûr le son, vu que l’un des parents était un invokeur. Avec le temps, peut-être des dynasties auraient pu prendre le pouvoir. »
« En effet, au premier abord, la situation paraît horrible, on vous a interdit d’aimer. D’un autre côté c’est le monde qui était protégé par ce système. Une sagesse qui a un prix. »
« Oui. On m’a donc interdit d’aimer. Celle que j’aimais est morte de chagrin. Elle ne pouvait concevoir le monde sans moi. »
« Donc, Shogun a fait la même chose que vous ? »
« Oui. Je logeais dans le corps de son grand père. Il était cloîtré dans la ville de Babélia mais mon fils, donc le père de Shogun l’informait en secret des évènements et lui demandait conseil. »
« Mais je croyais que ceux qui était maudit n’avait plus de vie. »
« En effet, mais plus de vie en société, mais les membres maudit restaient en vie au cas où. Tout dépendait des circonstances. »
« D’accord. Et en ce qui concerne Shogun ? »
« L’affaire était très grave, car Reallia l’invokatrice était la plus douée des Sept. »
« Sept ? Comment cela sept, je croyais qu’ils étaient huit. »
« Oui huit en théorie. Le cristal est une source trop grande de pouvoir pour un seul homme. Alors à chaque fois, ce n’est pas un mes deux élus qui étaient choisis. L’un avait en charge la partie clair du cristal et l’autre obscur. Pour le premier, la tâche était plus simple. La partie pure renforçait le bon côté de l’invokeur. Par contre le second était choisit pour sa droiture. Le mauvais côté renforçait naturellement tous les sentiments négatifs. Pour ces invokeurs, c’était un combat constant contre eux-mêmes. Mais Reallia était particulière. Son âme ne comportait pas une zone de noirceur et malgré son style vestimentaire provoquant, le cristal de l’eau ne trouva aucune présence de malice en elle. Elle reçut donc le contrôle du cristal dans son ensemble. Pour éviter des scandales, on déclara qu’il y avait eut deux invokateurs de l’eau et on pris un invokeur de figuration. Reallia accepta ce rôle et aidait même son « partenaire » en cachette. Elle finit par tomber amoureuse de Shogun. C’est elle qui se déclara devant les autres invokeurs. Shogun l’aimait également, ils étaient heureux, et pourtant cela jasait dans leur dos…jusqu’à ce jour.
« Mais alors, que s’est-il passé ? »
« La guerre. La guerre a empêché toute union. Aujourd’hui les choses ont changé…c’est la puissance de l’amour qu’il éprouvait l’un pour l’autre qui a fait que eux seuls se souviennent de leur ancienne vie. Mais je dois avouer qu’il y a quelque chose qui cloche. Tu peux parler avec Haku et il t’obéit…tu as les yeux rouges comme moi et pourtant tu n’as aucun lien avec notre famille. Ton sang est différent du nôtre, normalement. En théorie, tu ne devrais même pas contrôler ta chimère.
J’étais étonné de ces révélations. Je comprenais un peu mieux Shogun à présent. Mais ces derniers mots m’intriguaient. Il avait raison. Je suis le seul élément étranger au passé. Toutes les personnes ont un lien avec les invokeurs sauf moi. 

A ce moment là, une vive lumière apparut. Nous fûmes tous les deux éblouis. Il me fallut un moment pour que mes yeux s’habituent à cette clarté. Puis la lumière s’adoucit et je vis la moitié du cristal de l’eau, là juste devant mon visage. »

« Dès le départ, ton destin était hors du commun. Depuis la création des cristaux par les divinités Bahamut et Alexandre, la règle de l’équilibre était de vigueur. Jamais un invokeur n’a pu dominer un autre. »
« Mais et la règle des éléments alors ? Dans mon cas, l’eau n’est pas supérieure au feu ? » fis-je dubitatif
« Dans la nature certes, il y a cette loi, mais les cristaux sont égaux entre eux. Mais toi par tes sentiments tu as changé la donne. Aujourd’hui, c’est le cristal de l’eau qui guide les autres. Le fait que tu puisses commander à Haku est simple. Tu m’as convaincu avec tes actes que tu étais digne de mes pouvoirs. Haku qui certes me représentait dans ma partie maléfique l’avait pressenti. Mais moi je voulais une preuve. Et malgré les évènements que tu as subi, à aucun moment tu n’as cédé à la facilité. »

« Mais…que voulez vous dire ? » fis-je en ne comprenant pas trop le sens des paroles du cristal. »
« Souviens toi lors du combat avec Alucard. C’est l’amour pour tes amis qui a fait que tu as pu fusionner avec Haku. Aucun des autres invokeurs n’en est capable à l’heure actuelle.
Toutefois ton pouvoir est incomplet. Il manque l’autre moitié, la partie pure qui se trouve en Reallia. Si jamais un jour tu te retrouvais avec moi unifié, tu seras en mesure de commander à l’eau sous tousses états. Tu pourras commander à l’ensemble de l’eau sur cette planète, et alors là tu seras la plus grande menace pour Kether. »

« Les choses me paraissent un peu plus claire, mais que savez vous de Kether ? »
« Il faut que tu saches que c’est Kether qui domine le monde aujourd’hui, et cela depuis des siècles. Il a en lui le pouvoir du cristal ultime, celui de la lumière. A l’intérieur de celui-ci vivent les divinités Bahamut et Alexandre. Ce sont elles qui nous ont crées. »
« Mais alors il les a conquis par la force ? »
« Non. Les divinités ont un mot d’ordre qu’elles suivent depuis toujours : l’équilibre. Kether a été accepté car elle trouvait qu’un équilibre avait été rompu. »
« Et cet équilibre, c’était nous, l’humanité ? » fis-je avec colère.

Le cristal ne rajouta rien.
« Répondez moi ! »
« Oui. La guerre entre les dragons du ciel et de la terre était l’exemple parfait de l’avidité de l’homme. Nous n’étions plus des objets de respects, nous n’étions qu’une source de pouvoir qui devait être dans un camp. Et notre pouvoir devait être mis au service de l’homme pour son confort. Ne croit pas que la cité de Babélia est tombée uniquement par la force des chimères. Elle est tombée parce que des gens dans la cité souhaitaient devenir invokeur. Nous avions honte de ce que l’humain avait fait. Alors lorsque tout fût perdu, nous nous brisâmes de nous même et nous nous implantâmes dans les chimères. On modifia quelques souvenirs dans ces créatures. Le cristal de la terre inventa l’idée du sorcier qui domina le monde. Les hommes transformèrent la réalité. Ils virent dans les chimères des monstres les maltraitant. Mais en réalité, les chimères étaient devenu les arbitres de l’homme. Et sache une chose, cela fait 1000 ans que cette guerre est arrivée et depuis il n’y a eut aucun conflit armé. La planète vit en paix sans à être menacé par l’homme et sa technologie. Les chimères étaient jusqu’à aujourd’hui les arbitres des hommes. Tu n’as pas connu l’Etat de la planète avant la guerre. Des régions entières n’était plus viables tellement l’homme les avait saccagées. Des races animales et végétales avaient disparu par millier au nom d’une seule idée : le confort de l’homme. »

Je ne disais plus rien. Il est vrai que sous cet angle, l’homme a reçu sa juste punition.
« Mais…une chose. Nous existons, certains d’entres nous ont été vos serviteurs et ont été choisis pour leur droiture et ça depuis longtemps. Donc si ce système a existé depuis tout ce temps c’est qu’il y avait des hommes bons sur lesquels vous sentiez que vous pouviez compter. Et bien aujourd’hui c’est pareil. Les cristaux seront amenés à Babelia, Kether sera vaincu et si je peux, je demanderai au cristal de la lumière de donner une seconde chance à l’humanité. »

« Et si vous nous trahissez ? » fit le cristal ? »
« Alors c’est que nous ne valons plus la peine d’exister. Nous faisons parti de ce monde. Notre vie ne doit pas avoir plus de valeur. Une vie est une vie. La vie d’un oiseau est égale à la mienne. Seulement nous sommes le seule espèce qui est devenu indépendante vis-à-vis de la planète. Nous étions des enfants jusqu’à cette guerre. Et je vais parler peut-être simplement mais nous avons été bien punis. La souffrance amène l’expérience et ne doit pas amener la haine. J’espère que nous aurons une deuxième chance. Et je vais te le prouver cristal. »

« Je tournai la tête vers Ashura.
« Ashura, tu as dit que tu te manifesterais à certaines occasion. Je veux que tu passes uniquement par moi. Mon âme sera ton accès à ta conscience. Si tu le juges tu pourras intervenir. »
« Te rends-tu compte des ce que tu dis ? Par moi s’exprime ton inconscient, donc toute ta bestialité se canalise en moi. Si j’arrive dans ta conscience tu tomberas à l’état d’une bête. »
« Oui. Je m’en rends compte. Et puisque je garderai toujours le contrôle de moi-même, tu n’auras jamais à intervenir. »

« Tu es courageux, mais sâche une chose, l’âme humaine n’est pas infaillible. » fit le cristal

Tout à coup, tout devint à nouveau clair autour de moi. J’étais de retour dans ma partie consciente.
Ce que je veux c'est une histoire universelle.

Bash
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J'avoue...

Messagepar Bash » 17 août 2008 15:58

J'avoue que tu mépate. Question: comment tu écris (directement ou tu fais une fiche), d'où tu as l'inspiration ? Quels conseils tu me donne.


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